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Ils étaient entrés en négociation ce jeudi matin peu avant 9h30. Une réunion déterminante, afin de trouver une issue à la problématique du chantier de la digue (MT5.2), interrompu depuis plusieurs mois.
Plus précisément, il s’agissait aujourd’hui de trouver un accord concernant les surcoûts liés au chantier : le groupement demande une rallonge de 150 à 300 millions d’euros, expliquant qu’il a perdu beaucoup d’argent ; de l’autre côté, la collectivité régionale ne voulait pas céder plus de 50 millions d’euros, le “juste prix”, selon elle.
Les transporteurs sont venus à la préfecture
Les transporteurs eux, devant l’arrêt de leur activité depuis plusieurs semaines, protestent aussi depuis une dizaine de jours. Le mardi 21 juillet, ils avaient entrepris de se mobiliser devant la pyramide inversée, jusqu’à ce qu’ils soient obligés de quitter les lieux sous le coup de la décision du tribunal, la collectivité ayant entamé une procédure en référé pour entrave à la libre circulation des usagers et des personnels de l’hôtel de Région.

Mais après avoir délocalisé leurs camions à Champ-Fleuri, où ils ont passé la nuit de mercredi à jeudi, ils ont aussi souhaité être présents (sans les véhicules cette fois-ci) devant la préfecture, suspendus à l’issue de cette réunion décisive.
Une sortie à 22 heures, sans accord
Tout l’après-midi, les échanges se sont poursuivis. On a pu observer les allées et venues du préfet, du président de Région et des représentants du groupement d’une salle à l’autre, signe que les négociations sont allées bon train.

Les deux parties sont ressorties de la préfecture. Didier Robert, le président de Région, s’est exprimé : “On a eu sous l’égide du préfet une réunion de travail longue et importante. Ce soir nous n’avons pas abouti à une conclusion. Nous prolongeons la réunion demain après-midi à partir de 14 h 30. Ma position reste la même, terminer ce chantier dans un cadre légal et avec un juste prix” Les douze heures n’ont pas suffit à trouver un accord. Les transporteurs, venus attendre la réponse devant la préfecture, se disent confiants. “Je pense qu’on va terminer cette route, a réagi Joël Mongin (FTOI). On peut nous critiquer, mais cette route servira à tout le monde. Il est temps qu’on termine cette route.”
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