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Les transporteurs, remontés contre l’État, la Région et le groupement des entreprises du chantier de la nouvelle route du littoral, sont passés à l’action ce matin. Un groupe s’est très tôt dirigé vers la Région. Un autre est parti de Saint-Pierre.
Hier lors d’une conférence de presse, l’intersyndicale avait annoncé la couleur. “Nous partons en guerre”. Objectif : trouver une solution pour reprendre les travaux sur la digue de la NRL. Et pour se faire entendre, ils ont décidé de faire le siège de la Région. Depuis ce matin, des camions sont stationnés autour de la Pyramide inversée. Ils seront rejoints dans la matinée par la soixantaine de transporteurs partis de Pierrefonds.
En direct sur place avec Kilian kerbrat :
Lassés de ne pas avoir de réponses sur la continuation ou non du marché digue de la NRL, le fameux tronçon MT5.2, ils ont décidé de se mobiliser pour se faire entendre. “Nous sommes en guerre”, prévenait hier Didier Hoareau, président du syndicat OTI.
Très tôt ce matin, des camions se sont dirigés vers la Pyramide inversée. Très vite, des embouteillages ont commencé à se former dans le secteur. Et la situation ne devrait pas s’arranger au fil des heures. D’autant qu’une soixantaine de camions convergent vers Saint-Denis. Une opération escargot est en effet parti ce matin de Pierrefonds. Il faut donc s’attendre à de sérieuses difficultés de circulation sur la route des Tamarins en direction du chef-lieu.
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La seule revendication est la reprise immédiate du chantier. “Un accord avait été trouvé le 22 janvier dernier en présence de l’État, du groupement des entreprises et de la Région. Il ne manquait que le protocole à signer. Sauf qu’il n’a jamais été acté”, rappelle Jean-Gaël Rivière, président de la FNTR.
À les écouter, les responsables de cette situation sont la Région, le groupement et l’État. “Le chantier est fait à 80%. Nous ne comprenons pas ce qui se passe actuellement. Nous n’avons aucune réponse. Nous ne voulons plus discuter mais des solutions rapides. Et s’il faut, nous irons chercher les réponses nous-mêmes”, prévient Didier Hoareau.
Mais la problématique reste la même, celle de l’approvisionnement en matériaux de la digue. Il faut plus de 7,8 millions de tonnes de roches pour la terminer. Et sans carrières de roches massives, difficile d’y parvenir, même si des andains ont été identifiés pour commencer une partie du chantier. On en revient au fameux protocole qui devait être signé dans la foulée de la réunion du 22 janvier.
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