[Economie] Le prix du roman Métis des lycéens attribués à Kaouther Adimi et Caroline Laurent

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cette année, le Prix du Roman Métis des Lycéens a été attribué à Kaouther Adimi pour Les petits de décembre (Le Seuil) et Caroline Laurent pour Rivage de la colère (Les Escales).

Trois lycées sur six inscrits (deux élèves par lycée) ont participé à la délibération finale ce jeudi 4 février à la médiathèque François-Mitterrand à Saint-Denis. Il s’agit du lycée général et technologique catholique La Salle Maison Blanche, du lycée général et technologique Louis-Payen (Saint-Paul), et du lycée général et technologique de Vincendo (Saint-Joseph).

 

Une grande première à l’occasion des dix ans du Prix du Roman Métis des Lycéens : deux titres sont arrivés ex-aequo lors des votes. Le jury a donc décidé de désigner cette année deux co-lauréats : Kaouther Adimi Les petits de décembre (Le Seuil) et Caroline Laurent Rivage de la colère (Les Escales).

 

Les deux écrivaines feront une tournée en avril dans les établissements participants (si les conditions sanitaires le permettent).

 

> Kaouther Adimi naît à Alger en 1986, où elle vit jusqu’à l’âge de quatre ans, puis sa famille s’établit à Grenoble. Durant cette période, l’autrice découvre
le plaisir de la lecture avec son père, qui l’emmène chaque semaine à la bibliothèque municipale.

Quatre ans plus tard, en 1994, elle rentre en Algérie, qui vit alors sous l’emprise du terrorisme. N’ayant que très peu d’opportunités de lire, elle commence à écrire ses propres histoires.

Alors qu’elle étudie à la faculté d’Alger, elle voit une affiche de l’Institut français qui organise un concours de jeunes écrivains à Muret, en Haute-Garonne. La nouvelle qu’elle soumet retient l’attention du jury, qui la publie dans un recueil.

Elle est diplômée en lettres modernes et en management international des ressources humaines. En 2009, elle écrit son premier roman L’envers des autres (Actes Sud). La même année, elle quitte à nouveau Alger pour s’installer à Paris.
Son troisième roman, Nos richesses, remporte le Prix Renaudot des Lycéens en 2017.

 

• Résumé :

C’est un terrain vague, au milieu d’un lotisse- ment de maisons pour l’essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au foot- ball, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l’ouest d’Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s’installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C’est du moins ce que disent des papiers « officiels ». Avec l’innocence de leurs convictions et la certi- tude de leurs droits, les enfants s’en prennent di- rectement aux deux généraux, qu’ils molestent. Bientôt, une résistance s’organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.

 

 

> Gaëlle Bélem, née en 1984 à Saint-Benoît (La Réunion), est une professeure, assesseure du tribunal judiciaire et écrivaine française. Elle grandit dans une famille modeste composée de deux enfants. En 2005, elle intègre l’université Paris I Panthéon-Sorbonne avant de poursuivre sa scolarité à l’École pratique des hautes études. En 2009, Gaëlle Bélem commence une carrière de professeure en Île-de-France. Parallèlement, elle devient journaliste pigiste. De retour à l’île de La Réunion, elle continue d’exercer son métier de profes- seure au collège, puis au lycée. Elle a également enseigné en centre de détention. Elle poursuit conjointement ses activités de journaliste pigiste. En 2017, Gaëlle Bélem est membre et secrétaire du jury de la première édition du Prix du Roman Mé- tis des Lecteurs de la Ville de Saint-Denis. En 2020, elle publie son premier roman Un monstre est là, derrière la porte. Elle est la première femme réunionnaise dont le roman est publié par la maison d’édition Gallimard, dans la collection Continents Noirs. En 2020, son roman remporte le Grand Prix du Roman Métis et le Prix André Dubreuil du premier roman. Il a été finaliste du Prix des cinq continents de la Francophonie 2020.

 

• Résumé :

« Tout commença un soir de 1981 lorsque dans la ville de Sainte-Ma- rie, au nord de l’île, deux jeunes gens eurent le malheur de se rencontrer. Tandis qu’au-dehors la fête bat- tait son plein, à l’arrière d’un restaurant un cuisinier retirait sa veste et la toque blanche qu’il portait depuis le matin. » Les Dessaintes forment l’une des familles les plus célèbres de La Réunion. Ils sont ambitieux, coura- geux et un brin fantaisistes. Mais, de l’avis du voisinage, des psychiatres et de la police, ils sont juste cinglés. Tout aussi barjos qu’ils soient, ils mettent au monde une fille. Une pe- tite teigne qui compte bien devenir quelqu’un.

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