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Alors que le port obligatoire du masque au travail est entré en vigueur aujourd’hui, les entreprises s’adaptent. Entre coûts engendrés et activités économiques à relancer, le président du Medef de La Réunion dresse le tableau de l’emploi local à la sauce Covid.
Travailler oui, mais travailler masqué ! Depuis ce mardi 1er septembre, les salariés doivent se couvrir la bouche et le nez afin de limiter au maximum la transmission du Covid-19. Une mesure évidemment adoptée par les boîtes réunionnaises. “Les chefs d’entreprises sont des gens responsables qui ont à cœur la santé de leur salarié, assure Didier Fauchard, le président du Mouvement des entreprises de France (Medef) de La Réunion. On a l’habitude aujourd’hui en entreprise de mettre en place les gestes barrières, la distanciation sociale.“
Le masque, un coût pour l’entreprise
Désormais, les entreprises doivent en plus fournir un masque à chacun de leurs salariés. “Quand on sait que les entreprises ont du mal à redémarrer, à avoir un chiffre d’affaire et à retrouver une activité économique, ça constituera une charge, note le président du Medef de l’île, qui revendique 620 adhérents. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui les chefs d’entreprises se demandent comment on peut partager cette charge avec l’Assurance maladie puisque ça fait partie de la prévention de la santé au travail.“

A La Réunion, une récession de 28% lors du confinement
Pas forcément agréable à porter tout une journée, le masque paraît indispensable pour limiter la transmission du virus et poursuivre l’activité économique. “L’emploi reste un des enjeux majeurs de cette crise sanitaire, recentre Didier Fauchard. C’est important que nos entreprises puissent retrouver un niveau d’activité économique qui leur permet aujourd’hui de continuer à exister et demain matin d’embaucher.”
Il suffit d’ailleurs de regarder les chiffres. Sur la période du confinement, “l’économie réunionnaise a eu une récession d’environ 28%“, cite Didier Fauchard, en s’appuyant sur les chiffres de l’Insee parus en juillet. Mais il y a des disparités importantes. Je pense en particulier au bâtiment, au tourisme, qui est complètement à terre aujourd’hui. On a d’ailleurs appelé à un plan Marshall sur le tourisme. Le bâtiment lui a un petit peu repris.“
Télétravail et dialogue social
Si le port du masque est généralisé, certains secteurs d’activité en seront épargnés. Ceux qui font des efforts physiques importants, par exemple. “Le protocole n’est pas encore finalisé à cette heure-ci, il y a encore pleins éléments qui vont être modifiés, dans la mesure où nous avons demandé au niveau national un certain nombre d’assouplissement en fonction de la distanciation sociale qui reste un élément majeur de la protection”.
Les entreprises de l’île doivent donc s’adapter. Quitte à privilégier le télétravail pour une partie de leurs salariés. Le président du Medef, toujours : “Il faut aussi permettre à l’entreprise d’avoir un dialogue social en son sein de manière à trouver des solutions adaptées à celle-ci et ne pas nuire à l’activité économique”.
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