[Economie] Des billets financés pour les fruits péi

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EXPORT. Le covid n’en finit plus de bousculer les habitudes et de court-circuiter les rouages habituellement bien rodés des entreprises. Avec le retour du confinement en métropole, c’est la filière export de fruits qui a bien cru devoir faire le dos encore un peu plus rond dans une période où son activité grimpe traditionnellement en flèche.

Avec la baisse des vols, près de la moitié des 2 500 tonnes d’ananas et autres litchis se trouvaient sous la menace de rester à quai. Une perte colossale qui aurait immanquablement entraîné son lot de menaces sur l’emploi saisonnier pour la professionnel sur certaines exploitations déjà fragilisées.

 

Seule solution, le recours à 33 vols passagers “décommercialisés” dans un contexte de baisse de 80% de réduction du trafic aérien. Mais surtout un surcoût estimé à près de 1,5 million d’euros par l’interprofession. “Le tarif proposé par les compagnies oscille entre 2,3 et 2,5 euros le kilo, contre 1,1 euro le kilo en temps normal“, expliquait l’ARIFEL qui regroupe et défend les intérêts des producteurs de fruits et légumes péi.

 

Et après le coup de bambou, le coup de pouce. Reçues en préfecture hier soir à l’aube de l’ouverture de la campagne d’export, les entreprises qui commercialisent les fruits de l’île ont reçu une solide garantie de soutien du côté de la préfecture. Une convention a été signée en ce sens entre l’ARIFEL et les représentants de l’État, afin de mobiliser à hauteur de 1,4 millions d’euros une aide exceptionnelle d’accompagnement en trésorerie des sociétés d’export.

 

La solution pour éviter que  les perturbations causées par l’épidémie de COVID-19 ne compromettent leur viabilité. Cette subvention est destinée “à compenser en partie le surcoût du fret engendré par la crise du COVID-19“, noté hier la préfecture dans un communiqué.
“On est évidemment très soulagé. C’est une nouvelle rassurante, dans cette crise qui nous fait beaucoup de mal à tous“, se félicitait Gaël Dijoux, président d’Anafruit. “Un point régulier sera fait sur la situation de la filière pour ajuster au besoin en temps réel le dispositif mis en place, au regard des réalités et de l’évolution du trafic aérien dans les prochaines semaines“, complétait par ailleurs la préfecture.

J.G

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clicanoo

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