[Economie] Covid-19 : la désinfection des surfaces et de l’air par ultraviolets

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Innovation. De nombreux appareils de désinfection ont fait leur apparition depuis une dizaine d’année dans plusieurs secteurs, fortement motivée par l’émergence de nouveaux virus à l’instar du H1N1 en 2009 ou du Covid-19 cette année en France. Déjà utilisée dans le traitement de l’eau, la technique de désinfection par ultraviolets s’applique aujourd’hui aux surfaces et à l’air. Des appareils en passe devenir des éléments incontournables de « la vie d’après »…

 

 

La Covid-19 est un virus respiratoire, qui se transmet par microgouttelettes, plus facilement dans des espaces confinés, et par contact direct avec une surface contaminée. La durée de survie dudit virus en suspension dans l’air, ou sur différentes surfaces varie entre 3 heures dans l’air et 9 jours sur les surfaces telles que le bois, selon les études menée par le National Institutes of Health (NIH). Certes, les industriels, collectivités et professionnels de l’entretien ont acquis une solide culture du risque et développent des protocoles de nettoyage rigoureux néanmoins, ceux-ci peuvent s’avérer inefficaces. Au-delà de son caractère contraignant, chronophage et économiquement lourd, la désinfection des surfaces par produits chimiques reste parfois insuffisante face au Covid-19 car elle ne détruit pas totalement le risque d’exposition au virus. La survenue de l’épidémie aura ainsi pressé les ingénieurs à repenser la sécurité du traitement de l’air intérieur et des surfaces potentiellement contaminées.

Créée en 2009, une petite société corrézienne, UVGERMI, spécialisée dans la conception de réacteurs, fait figure de référence dans la maîtrise de la technologie de désinfection par ultraviolets pour le traitement de l’eau potable et usée. Dès l’apparition du virus H1N1, alors que la France passait en état d’alerte sanitaire de niveau 5 « A », la PME progressait dans la voie des pouvoirs germinicides des lampes UV pour des applications de traitement d’air et de surfaces et obtenait ainsi un crédit impôt recherche pour le traitement de l’air par photocatalyse, une méthode très efficace dans la destruction des micropolluants et des COV (Composés Organiques Volatiles). Alors que l’action photochimique des rayons ultraviolets sur les corps est connue depuis le début du siècle, la récente découverte de son efficacité dans l’air et sur les surfaces offre un champ d’application extrêmement large pour la destruction des virus, des micro-organismes et des polluants organiques.

 

« Le gain de temps en terme de désinfection est très important »

 

En mars 2017, le programme Cortea (COnnaissances, Réduction à la source et Traitement des Émissions dans l’Air) qui est un appel à projets de recherche piloté par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), distingue « l’appareil GERMI R75 TM de la société UVGERMI, comme le plus performant » parmi 20 autres appareils de techniques différentes, à l’issue d’une batterie de tests réalisés par l’École des Mines de Douai. « Les avantages de cette innovation aux ultraviolets sont nombreuses : d’abord, les produits chimiques n’interviennent plus dans le processus de nettoyage et de désinfection du matériel et de l’environnement ambiant. Puis, le gain de temps en terme de désinfection est très important. Enfin, la technique dépasse largement les hautes exigences des grandes instances de santé en terme d’efficacité d’élimination du virus Covid-19 notamment », affirme Jean-Marie Brugière, Directeur Général de la société Rehamat à La Réunion, unique distributrice des appareils UVGERMI dans l’île (www.rehamat.re). Aujourd’hui, les premiers besoins devraient concerner les professionnels de santé et prioritairement les chirurgiens-dentistes, dont le traitement des soins présente un risque réel, tant pour les soignants que les patients. Outre les microgouttelettes, le problème spécifique réside dans l’aérosolisation pendant les soins dentaires via des instruments qui pulvérisent à grande vitesse de l’air et de l’eau, et qui rendent la contamination quasiment systématique.

La technologie par ultraviolets destinée à traiter l’aérocontamination de l’air : virus, composés organiques volatiles, odeurs, bactéries… permet donc d’assurer également la protection du personnel ou des clients ainsi que celle des personnes fréquentant des espaces confinés, collectifs, des pièces communes même climatisées, et de garantir en parallèle, un cadre de travail sécurisé aux opérateurs. Répondant désormais à des enjeux sécuritaires, la technologie de ces appareils pourrait bien s’avérer être une petite révolution tous secteurs d’activité confondus : médical et paramédical, aéroportuaire, écoles, restauration, collectivités, grandes surfaces, entreprises de mécanique, d’entretien, de peinture…

 



 

Une technologie issue du secteur aéronautique

En 2017, le système d’épuration d’air GERMI R75 TM créé par UVGERMI, est testé par le laboratoire d’analyses Tera Environnement, accrédité dans l’analyse de la qualité de l’air. Les résultats montrent une très bonne efficience de l’appareil en fonctionnement continu avec un abattement de 99% sur les bactéries Streptococcus Epidermidis, moisissures Aspergillus Niger et virus de type A-H1N1. Un véritable succès dans la mesure où ces résultats renforcent la crédibilité sur la valorisation de cette technologie, déjà sélectionnée dans un programme français pour l’étude de l’amélioration de la qualité de l’air dans les avions.

 

 

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clicanoo

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