Donald Trump tente de renouer avec une campagne d’avant le Covid-19

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A la faveur de la convention démocrate (17-20 août), qui a intronisé Joe Biden comme le candidat de son parti pour la présidentielle du 3 novembre, Le Monde a relancé son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

Donald Trump a livré un discours sur le tarmac de l’aéroport de Londonderry, dans le New Hampshire, vendredi 28 août.

Le fiasco du meeting de Tulsa, dans l’Oklahoma, en juin, n’a pas dissuadé Donald Trump de tenter de renouer avec les rassemblements sur lesquels il avait bâti en bonne partie sa victoire, en 2016. Tour à tour, au cours de la convention d’investiture républicaine, la prise de parole de la First Lady Melania, le discours d’acceptation du vice-président Mike Pence, auquel il s’est joint, et sa propre intervention, jeudi 27 août, ont été organisés devant de véritables publics, sans que les recommandations des services de santé fédéraux soient respectées en matière de distanciation physique ou de port du masque.

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Lorsqu’il se déplace dans le cadre de ses fonctions présidentielles, Donald Trump rajoute désormais presque systématiquement des prises de paroles très politiques organisées sur le tarmac des aéroports qu’il emprunte. Au lendemain de la convention républicaine, vendredi 28 août, le président des Etats-Unis s’est rendu dans le New Hampshire, un Etat qu’il avait perdu de peu en 2016 et qui figure avec le Minnesota, sur la courte liste de ceux qui pourraient éventuellement basculer au bénéfice de l’ancien homme d’affaires.

Sous la pression de cet appétit de campagne, son adversaire, Joe Biden, a déclaré qu’il allait lui aussi se déplacer dans les Etats clé. « Je vais voyager à travers le pays, là où il sera possible de le faire en respectant les règles » sanitaires, a-t-il déclaré mercredi, évoquant le Wisconsin, le Minnesota, la Pennsylvanie ou encore l’Arizona, qu’il doit remporter pour accéder à la Maison Blanche. « Mais nous allons le faire d’une façon qui soit totalement responsable, contrairement à ce que ce type fait », a ajouté Joe Biden à propos du président sortant.

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Le choix de Donald Trump de reprendre les meetings, même sous une forme allégée, n’est en effet pas sans risque. Outre celui de s’exprimer devant des publics étiques, comme à Tulsa, ces rassemblements peuvent se transformer en foyers de contamination. Le Washington Post a ainsi rapporté, vendredi, que lorsque le président est venu prononcer un discours devant un groupe de shérifs à Tampa, en Floride, à la fin du mois de juillet, cinq agents des services secrets chargés de sa protection – arrivés à l’avance – ont été infectés ou considérés à risques. La Floride, un Etat stratégique le 3 novembre, luttait alors contre l’une des pires flambées du coronavirus du pays.

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