Donald Trump nie toute responsabilité dans les violences au Capitole

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Le président Donald Trump, à la frontière mexicaine, à Alamo (Texas), le 12 janvier.

Les enquêtes pourraient prendre « des mois », « des centaines d’inculpations » pourraient être prononcées et les coupables seront poursuivis, quelle que soit la gravité des cas. Par la voix du procureur des Etats-Unis pour le District de Columbia, Michael Sherwin, le ministère américain de la justice a promis, mardi 12 janvier, la plus grande fermeté à l’encontre des militants, qui ont assailli et envahi le Capitole, mercredi.

La nature des charges retenues couvrira un champ d’une « ampleur inégalée », a précisé le procureur : simple vol de document, intrusion dans un bâtiment fédéral, port d’armes, assaut sur les forces de l’ordre, mais aussi meurtre, « sédition et conspiration », passibles de vingt ans de prison.

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Plus de 170 enquêtes criminelles ont déjà été ouvertes et quelque soixante-dix personnes ont déjà été inculpées. Un homme originaire de l’Alabama est poursuivi pour avoir introduit onze cocktails Molotov et cinq armes chargées dans le Capitole. La police fédérale (FBI) poursuit ses appels à témoignages pour identifier les plus violents des partisans du président américain, parvenus au cœur du Congrès. L’agence a déjà à sa disposition plus de 100 000 photos et vidéos des événements.

Mike Pence n’invoquera pas le 25e amendement

Accusé d’avoir incité ses partisans à marcher sur le Capitole et « à se battre comme des beaux diables », Donald Trump a, pour sa part, décliné toute responsabilité dans l’enchaînement des violences. Mardi, en marge d’un déplacement au Texas, au pied du mur construit à la frontière avec le Mexique, le président sortant s’est clairement dédouané, jugeant « parfaitement convenable » le virulent discours qu’il avait prononcé quelques instants avant l’invasion du Congrès. Il avait ensuite fallu attendre plusieurs heures pour que, pressé par son entourage, il prenne la parole pour demander aux manifestants de « rentrer chez eux » ; non sans leur avoir assuré qu’il « les aimait ».

La résolution pour une procédure en destitution déposée lundi par les élus démocrates de la Chambre des représentants ne fait pas du tout la même lecture des événements. L’article de mise en accusation, sur lequel ils se prononceront mercredi, évoque bien l’« incitation à l’insurrection » par le président des Etats-Unis.

Une démarche jugée « totalement ridicule » par le principal intéressé. « C’est la poursuite de la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire. (…) Cela provoque une immense colère », a assuré M. Trump. Il a de même balayé les risques de révocation prévue par le 25e amendement de la Constitution, qui permet à l’exécutif de déclarer un président jugé inapte à exercer ses fonctions. Dans la soirée, le vice-président Mike Pence a confirmé qu’il ne l’invoquerait pas.

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