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Le président américain lie la situation sur place et un accord commercial avec la Chine, tout en louant Xi Jinping.
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Washington sort de sa réserve au sujet de Hongkong. Le département d’Etat américain a apporté son soutien, mercredi 14 août, « à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique à Hongkong ». Le porte-parole du département d’Etat a condamné la « violence » et invité « toutes les parties à faire preuve de retenue » dans une critique discrète des débordements qui ont eu pour cadre, deux jours durant, l’aéroport de Hongkong. Mais il a tenu également à préciser que « les manifestations en cours reflètent le sentiment des Hongkongais et leur grande et légitime préoccupation face à l’érosion de l’autonomie » du territoire.
C’est une prise de position plus franche que les propos mesurés tenus jusqu’à présent par le président des Etats-Unis à propos du mouvement de contestation qui a saisi, depuis des semaines, la « région administrative spéciale ». Mercredi, Donald Trump a cependant pour la première fois fait un lien entre les négociations sur un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis et la situation à Hongkong. « Bien sûr, la Chine veut obtenir un accord. Laissons-les travailler de façon humaine à Hongkong, d’abord », a-t-il tweeté.
Mais il ne renonce pas, dans le même temps, à couvrir d’éloges le président Xi Jinping sur son compte Twitter, allant jusqu’à suggérer une rencontre : « Je n’ai AUCUN doute que le président Xi veut résoudre rapidement et humainement le problème de Hongkong, il peut le faire. » Avant de proposer : « Personal meeting ? »
Jusqu’alors, le président des Etats-Unis a toujours privilégié la conclusion d’un accord commercial dont il voudrait faire un élément de sa campagne de réélection, en 2020. Selon Le Financial Times, Donald Trump se serait même engagé auprès de son homologue, en marge du G20, au Japon, en juin, à ne pas prendre position sur la contestation visant la férule chinoise sur Hongkong, qui en était alors à ses débuts.
Mardi, le président avait fait écho, sur Twitter, au fait que Pékin massait des troupes à proximité du territoire, sur la base de ses services de renseignement. Il avait commenté en observateur, devant la presse, une situation jugée « difficile, très difficile ». « J’espère que ça va se résoudre pour tout le monde, pour la liberté », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Y compris pour la Chine. » Et encore : « J’espère qu’il y aura une solution pacifique. J’espère que personne ne sera blessé. J’espère que personne ne sera tué. »
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