Donald Trump, avocat intéressé de Bernie Sanders

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Bernie Sanders, le 26 janvier 2020 à Perry (Iowa).
Bernie Sanders, le 26 janvier 2020 à Perry (Iowa). CHIP SOMODEVILLA / AFP

A une semaine des caucus de l’Iowa, le 3 février, première étape de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, Le Monde lance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, tout d’abord cinq jours sur sept jusqu’en septembre, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

Donald Trump commente en permanence la course à l’investiture démocrate, en multipliant les sobriquets désobligeants pour rabaisser ses éventuels adversaires de novembre. Le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, est ainsi régulièrement qualifié de « Bernie le dingue » par le président des Etats-Unis. Comme en 2016, lorsque l’élu rivalisait avec la favorite de la course à l’investiture démocrate Hillary Clinton, Donald Trump peut également prendre la défense du sénateur, pour dénoncer la corruption supposée du système de désignation du Parti démocrate.

Le président des Etats-Unis a ainsi mis en garde Bernie Sanders contre une fraude à deux reprises, le 22 et le 23 janvier. « Bernie le dingue prend la tête des primaires démocrates, mais il semble de plus en plus clair que les démocrates ne lui permettront jamais de gagner ! Joe [Biden] l’endormi pourra-t-il franchir la ligne d’arrivée ? », a ainsi commenté le président sur son compte Twitter.

Une semaine plus tôt, à un moment de vives tensions entre Bernie Sanders et Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts, également candidate à l’investiture, le président Donald Trump s’était porté à la rescousse du sénateur. Elizabeth Warren avait en effet accusé Bernie Sanders de lui avoir dit en privé qu’une femme ne pourrait pas gagner l’élection présidentielle en novembre. L’élu du Vermont avait démenti. « Je ne crois pas que Bernie ait dit cela. Je ne le pense vraiment pas », avait déclaré Trump à ses partisans au cours d’un meeting de campagne, « ce n’est pas le genre de chose qu’il dirait ».

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Ce soutien n’est pas désintéressé. Le président espère creuser les divisions démocrates, considérant qu’elles l’ont aidé à l’emporter en 2016. Les démocrates plus modérés craignent que Bernie Sanders, très ancré à gauche, ait du mal à réunir une coalition solide à la présidentielle. Mais ils craignent également que les partisans du sénateur du Vermont boudent les urnes si un autre que lui est désigné pour défier le président sortant.

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