Dominic Cummings, artisan du Brexit et conseiller de Boris Johnson, quitte son poste

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Dominic Cummings quitte Downing Street.

Dominic Cummings, le très influent et controversé architecte de la campagne pour le Brexit, a quitté son poste de conseiller spécial du premier ministre britannique, Boris Johnson, a confirmé, vendredi 13 novembre en début de soirée une source gouvernementale.

Le special adviser devait partir avant la fin de l’année, mais il a été aperçu quittant dès vendredi Downing Street avec ses cartons. Une source gouvernementale a confirmé qu’il ne serait plus employé officiellement à partir de « la mi-décembre ».

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Le départ annoncé de ce brexiter pur jus, aujourd’hui affaibli par des luttes intestines au cœur du pouvoir britannique, a entraîné la livre sterling à la hausse, certains cambistes y voyant un signal positif pour les négociations post-Brexit.

Ce stratège politique s’était fait de nombreux ennemis, y compris dans le camp conservateur, depuis sa nomination avec l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson en juillet 2019. Le poids considérable qu’il a pris auprès du premier ministre, son approche combative et son désir de vouloir tout contrôler, selon la presse, a conduit à un climat de tension permanent au sein de l’exécutif et des conservateurs.

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A couteaux tirés avec les fonctionnaires

Entre autres controverses, il est soupçonné d’avoir été à l’origine d’une série de limogeages d’assistants ministériels accusés de ne pas défendre avec assez de vigueur la cause du Brexit, et même d’avoir causé le départ en février du ministre des finances Sajid Javid, qui a refusé de se séparer de tous ses conseillers au profit de ceux de Downing Street.

Dominic Cummings est par ailleurs à couteaux tirés avec les fonctionnaires, en raison de son désir de refaçonner la fonction publique et de diversifier ses profils, y compris, selon ses mots, avec des « tordus » et des « marginaux ».

Surtout, celui qui raillait l’élitisme a été accusé au printemps d’avoir enfreint le confinement destiné à lutter contre le Covid-19 et de mépriser des règles s’appliquant à tous, puis de sous-estimer la colère provoquée par son comportement.

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Le Monde avec AFP

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