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Le bilan des pertes humaines en dix ans de guerre civile en Syrie est difficile à établir — les Nations unies y ont, par ailleurs, renoncé en 2014, faute de sources fiables. L’Observatoire syrien des droits de l’homme, ONG basée à Londres au Royaume-Uni, estime, quant à elle, que, depuis le déclenchement du conflit en mars 2011, plus de 387 000 personnes ont perdu la vie, dont 117 000 civils.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) recense, par ailleurs, 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et plus de 5,6 millions de réfugiés : la moitié des 21 millions d’habitants avant la guerre.
La communauté internationale estime à 13,4 millions, le nombre de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire en 2021 en Syrie. La moitié d’entre elles sont des enfants. L’ONG américaine Physicians for Human Rights rapporte encore que 923 soignants ont été tués et plus de 600 raids aériens ou bombardements ont ciblé délibérément des hôpitaux et structures médicales depuis 2011. Actuellement, seuls 58 % des hôpitaux et 53 % des centres de soins sont pleinement fonctionnels en Syrie, rappelait l’Unicef dans un rapport publié au mois de février.
Aux conditions de vie extrêmement difficiles s’ajoute depuis 2020 la menace de la pandémie de Covid-19.
Le professeur Raphaël Pitti est médecin, anesthésiste et réanimateur. Depuis 2012, il a réalisé plusieurs séjours en Syrie, notamment pour former les praticiens syriens à la médecine de guerre dans le cadre de missions avec l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM). Il répond à vos questions ce lundi 15 mars à partir de 10 h 45.
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