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Ils sont devenus le symbole du combat mené par le président Jair Bolsonaro et le gouvernement brésilien contre les ONG environnementales. Quatre pompiers volontaires de la brigade des incendies d’Alter do Chão, qui prête main-forte aux pompiers dans l’Etat septentrional du Para, ont été arrêtés, mardi 26 novembre, dans le cadre d’une enquête ouverte pour déterminer la cause des incendies survenus dans la région d’Alter do Chão.
Accusés d’avoir provoqué les incendies
Ces incendies qui ont dévoré en septembre la région d’Alter do Chão – station balnéaire d’eau douce et de sable blanc – ont consumé l’équivalent en surface de 1 600 terrains de football. Il a fallu quatre jours pour en venir à bout.
Pour justifier l’arrestation des quatre volontaires, la police a évoqué des « indices » selon lesquels ceux-ci auraient provoqué les incendies, pour en revendre les images au Fonds mondial pour la nature (WWF), ce qu’ont nié catégoriquement le WWF-Brésil et l’ONG Instituto Aquífero Alter do Chão.
Selon les enquêteurs, les images ainsi vendues au WWF auraient ensuite été utilisées par l’organisation pour récolter des fonds à l’étranger, y compris auprès de l’acteur américain Leonardo DiCaprio. Le ministre de l’environnement, Ricardo Salles, et le président, Jair Bolsonaro, se sont fait l’écho sur les réseaux sociaux des accusations de la police.
Pompiers libérés
De son côté, le WWF a confirmé avoir versé plus de 7 000 réals (15 000 euros) à l’ONG Instituto Aquífero Alter do Chão, mais dans le cadre d’un contrat établi en toute transparence pour l’acquisition d’équipement de lutte anti-incendie.
Le parquet du Para a demandé à avoir accès à l’enquête policière, soulignant qu’une autre enquête, fédérale, ne mettait nullement en cause les ONG. Le juge qui avait ordonné l’arrestation des volontaires a demandé leur libération, et le gouverneur de l’Etat a dessaisi le commissaire en charge de l’enquête.
Amnesty international et Greenpeace ont condamné l’emprisonnement des quatre pompiers. L’ONG Observatorio do Clima, qui regroupe diverses organisations de défense de l’environnement, a, elle aussi, dénoncé des « mesures abusives (…) dans le seul but d’intimider ceux qui travaillent au développement durable de l’Amazonie ».
Développer l’Amazonie
Le président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, est très critiqué pour s’être engagé à favoriser le développement économique de l’Amazonie en l’ouvrant davantage aux investissements agricoles et miniers et en promettant d’assouplir les réglementations environnementales.
Les incendies qui accompagnent la déforestation, pour permettre l’élevage notamment, sont en forte hausse. Ainsi, entre août 2018 et juillet 2019 la déforestation en Amazonie brésilienne a dépassé, pour la première fois depuis 2008, le seuil des 10 000 km2, une hausse de 43 % par rapport aux douze mois précédents, selon des chiffres officiels actualisés jeudi. A lui seul, le grand Etat amazonien du Para a représenté 44 % de la déforestation totale pendant cette période de douze mois, et 75 % de la déforestation des terres indigènes.
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