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La première vague épidémique a touché le Royaume-Uni de plein fouet (42 000 décès officiels), il parait désormais évident qu’il n’échappera pas à une sévère deuxième vague, au risque que cette dernière aggrave les divisions économiques et sociales qui minent déjà le pays. Après des jours de tractations et de cacophonie, Boris Johnson a rendu publiques, lundi 12 octobre, de nouvelles restrictions concernant une grande partie du nord de l’Angleterre.
« Il y a désormais plus de malades du Covid-19 dans les hôpitaux que le 23 mars, quand nous sommes entrés en confinement », a assuré le premier ministre depuis la Chambre des communes, ajoutant « qu’il faut aller plus loin [dans les restrictions] pour sauver des vies ». Le dirigeant a confirmé le découpage de l’Angleterre en trois niveaux d’alerte (l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles sont dotés de compétences sanitaires propres et poursuivent des stratégies autonomes).
Londres et l’essentiel vont rester pour l’heure au niveau « médium » : ils s’en tiendront au couvre-feu des pubs et restaurants à 22 heures et à la « règle des six » mise en place au niveau national mi-septembre. Ne peuvent alors se rassembler que six personnes au maximum, en extérieur ou en intérieur. En revanche, vont passer en niveau d’alerte « élevé » dès le 14 octobre une grande partie des Midlands et du nord de l’Angleterre, de Nottingham à Manchester en passant par Sheffield et Newcastle. Seront bannies les rencontres en intérieur entre différents foyers, et il sera recommandé de minimiser les voyages non essentiels et les transports en commun.
Seule la ville de Liverpool et sa région (environ 1,5 million d’habitants) tomberont dans la catégorie « alerte maximale », avec à la clé la fermeture des pubs, cafés, salles de gym ou centres de loisir et la limitation des déplacements hors des zones concernées. Manchester, Nottingham ou Newcastle ont échappé à ce semi-reconfinement malgré le fait qu’elles ont largement dépassé le seuil des 400 cas positifs au Covid-19 pour 100 000 habitants.
L’objectif d’apaiser les élus locaux
Pour appuyer le propos du premier ministre, deux des conseillers médicaux de Downing Street, Jonathan Van-Tam et Steve Powis, ont brossé un sombre tableau de la résurgence épidémique, expliquant que le nombre d’infections avait quadruplé en un mois et que la maladie commençait à gagner de nouveau les tranches d’âges les plus élevées – et les plus vulnérables. Lundi, 3 655 malades du Covid étaient hospitalisés en Angleterre, 1 072 de plus qu’il y a une semaine. Sur 24 heures, près de 14 000 nouveaux cas positifs et 50 décès supplémentaires ont été enregistrés.
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