[ad_1]
Des dizaines de milliers de civils ont fui les bombardements du régime syrien et de son allié russe sur la province d’Idleb depuis le début de la semaine, annonce, vendredi 20 décembre, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
La région d’Idleb, où vivent environ trois millions de personnes, dont de nombreux déplacés d’autres régions syriennes, est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaida.
Cette région, qui échappe encore au régime, a fait l’objet d’un cessez-le-feu fin août mais est frappée depuis des semaines par de réguliers bombardements et est le théâtre d’affrontements. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, plus de 80 combattants ont été tués à Idleb, depuis jeudi, lors d’affrontements entre forces du régime et groupes armés, soit une cinquantaine de rebelles et de djihadistes et trente combattants prorégime.
Veto russo-chinois à l’ONU
La Russie et la Chine ont mis vendredi leur veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution de l’Allemagne, de la Belgique et du Koweït demandant la prolongation de l’autorisation transfrontalière de l’ONU, en vigueur depuis 2014, pour un an, avec trois points de passage, deux à la frontière turque et un à la frontière irakienne. L’aide humanitaire transfrontalière (nourriture, aide médicale…) bénéficie à quelque quatre millions de Syriens, mais onze millions de Syriens, au total, continuent de bénéficier d’une aide internationale après plus de huit ans de guerre.
Les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte. Il s’agit du quatorzième veto de la Russie sur une résolution concernant la Syrie depuis le début du conflit, en 2011, et de son deuxième veto en quatre mois sur un texte à vocation humanitaire relatif à ce pays. Les autorités syriennes « ont repris le contrôle sur la majeure partie du territoire » et cette résolution est « obsolète », a déclaré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia.
« Il n’y a pas d’alternative » à cette aide transfrontalière, a rétorqué l’ambassadrice adjointe de la France, Anne Gueguen, qualifiant le choix de la Russie « d’irresponsable » et de « sinistre ». Une position reprise par l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, qui a aussi parlé d’irresponsabilité et de cruauté de la part de Moscou.
L’autorisation onusienne sur l’aide transfrontalière expire le 10 janvier et les membres du Conseil de sécurité gardent la possibilité de négocier encore un compromis d’ici cette échéance.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
