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Un nouveau rendez-vous téléphonique entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, devait dresser « l’état des lieux » des pourparlers entre Londres et Bruxelles. A l’issue de cet entretien, les deux parties engagées dans la négociation d’un accord post-Brexit ont fait état d’importantes « divergences », après deux semaines de discussions intensives.
Une situation qui renforce la menace d’un « no deal », bien qu’Ursula von der Leyen ait précisé sur Twitter que « quelques avancées [avaient] été faites ». Mais subsistent des dissensions, notamment sur la pêche et les garanties que réclame l’Union européenne (UE) en matière de concurrence.
We took stock of the negotiations with UK Prime Minister @BorisJohnson today. Some progress has been made,but large… https://t.co/jfOPbNmo3h
Même constat du côté de Downing Street, qui relève, dans un communiqué, les mêmes points de crispation. Les deux dirigeants « ont [cependant] accepté de rester personnellement en contact » et « se sont mis d’accord pour que les équipes de négociateurs continuent leurs pourparlers la semaine prochaine à Londres, à compter de lundi », précise-t-il encore.
La mi-novembre était considérée comme la limite au-delà de laquelle un éventuel accord commercial ne pourrait pas entrer en vigueur à temps pour le 1er janvier 2021, quand le Royaume-Uni – qui a officiellement quitté l’UE le 31 janvier 2020 – cessera d’appliquer les normes européennes.
Les conditions d’une concurrence équitable bloquent
Le négociateur européen Michel Barnier a également confirmé sur Twitter qu’il retournerait à Londres dès dimanche soir pour reprendre ses discussions avec son homologue David Frost et « trouver un accord qui respecte les intérêts et les valeurs de l’UE et de ses vingt-sept Etats membres ».
Au sujet des conditions de concurrence équitables, l’une des divergences entre Londres et l’UE, le Royaume-Uni s’oppose à la volonté de l’Europe d’instaurer des mesures de protection de son marché si Londres s’écartait de ses engagements, par exemple en matière de droit du travail ou d’environnement.
« Il est absolument essentiel que les Britanniques soient prêts à toute éventualité, afin de satisfaire [quelles que soient les circonstances] aux obligations légales du protocole » conclu pour encadrer leur sortie de l’UE, a tenu à rappeler Thomas Byrne, ministre des affaires européennes irlandais à la BBC.
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