De nouveaux proches de l’opposant russe Alexeï Navalny arrêtés, à la veille d’appels à manifester pour sa libération

0
50

[ad_1]

Alexeï Navalny est lui-même placé en détention depuis son retour en Russie, le 17 février, après cinq mois de convalescence en Allemagne à la suite d’un empoisonnement présumé, dont il accuse le Kremlin. Moscou rejette ses allégations.

A la veille d’une journée de manifestations dans plus de 60 villes à l’appel des soutiens à Alexeï Navalny, vendredi 22 janvier, des proches de l’opposant russe continuent d’être arrêtés. Ekaterina Vedernikova, coordinatrice du siège de l’opposant à Vladivostok, et Elena Noskovets, collaboratrice du siège de Novossibirsk, ont été interpellés par les services de sécurité russes, selon l’organisation de M. Navalny et l’ONG OVD-Info.

Cinq autres proches de M. Navalny avaient été arrêtés jeudi, dont certains doivent comparaître devant la justice dans la journée. C’est le cas de la jeune Lioubov Sobol et de Kira Iarmych, porte-parole de l’opposant russe, accusées d’avoir appelé à des rassemblements « illégaux ».

L’avocate de Mme Iarmych, Veronika Poliakova, a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) que sa cliente encourait dix jours de détention. Lioubov Sobol risque pour sa part trente jours de prison, mais pourrait être condamnée, comme lors de précédentes arrestations, à une simple amende du fait qu’elle est mère d’un enfant en bas âge. Parmi les autres personnes interpellées jeudi : Anastassia Pantchenko, responsable de l’organisation à Krasnodar; Vladlen Los, un avocat biélorusse – qui a obligation de quitter le territoire ; Georgui Albourov, journaliste qui participe aux enquêtes anticorruption.

Alexeï Navalny est lui-même placé en détention depuis son retour en Russie, le 17 février, après cinq mois de convalescence en Allemagne à la suite d’un empoisonnement présumé, dont il accuse le Kremlin. Moscou rejette ses allégations.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Alexeï Navalny : « N’ayez pas peur, descendez dans la rue »

L’enquête « Un palais pour Poutine » vue 53 millions de fois sur YouTube

Dans cette vidéo de près de deux heures intitulée « Un palais pour Poutine », enregistrée avant son retour en Russie, M. Navalny assure que Vladimir Poutine est le bénéficiaire d’une vaste propriété et d’un immense palais d’un milliard de dollars sur les rives de la mer Noire.

Après son arrestation, il a diffusé une enquête, documents, photos et témoignages à l’appui, sur l’immense et fastueuse propriété dont bénéficie, selon lui, le président russe, Vladimir Poutine.

Dans cette vidéo de près de deux heures intitulée Un palais pour Poutine, enregistrée avant son retour en Russie, M. Navalny assure que M. Poutine est le bénéficiaire d’une vaste propriété et d’un immense palais d’un milliard de dollars sur les rives de la mer Noire. Vendredi matin, elle avait déjà été vue plus de 53 millions de fois sur YouTube.

Elle est la plus féroce et la plus fouillée qu’ait jamais produite le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) créé par l’opposant. Pour la première fois, surtout, elle cible non pas un membre de l’entourage de Vladimir Poutine, mais le président lui-même

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Entre Vladimir Poutine et l’opposant Alexeï Navalny, un duel sans merci

Des manifestations « réprimées sans délai »

Des partisans de M. Navalny devant le pote de police où il était entendu à Moscou, le 18 janvier.

Face à la mobilisation prévue samedi, le Kremlin, le parquet et le ministère de l’intérieur ont mis en garde contre toute participation. Des mesures ont été prises pour « limiter l’accès aux informations illégales » diffusées en ligne et constituant des « appels à participer à des actions illégales de masse ».

La police de Moscou a prévenu que « toutes les tentatives d’organiser un événement public non autorisé et toute action provocatrice seront considérées comme une menace à l’ordre public et seront réprimées sans délai ».

Le gendarme russe des télécommunications, Roskomnadzor, a adressé un avertissement aux applications TikTok, dont beaucoup d’utilisateurs sont particulièrement mobilisés, et Vkontakte, l’équivalent russe de Facebook, pour qu’ils bloquent les contenus considérés comme des appels à « des mineurs à participer à des activités illégales ». La patronne de la chaîne télévisée internationale de l’Etat russe RT, Margarita Simonyan, a accusé « TikTok, qui appartient à des Chinois, d’essayer d’orchestrer une guerre entre enfants en Russie ».

Le Monde avec AFP et Reuters

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: