[Culture & Loisirs] Le Big Up à guichets quasi-fermés

0
75

[ad_1]

HIP-HOP. Le festival des cultures urbaines se maintient avec jauges réduites et places assises. Mais une programmation qui tient largement le bitume.

Ils auraient pu lâcher l’affaire “mais ce n’est pas la philosophie hip-hop” selon Tony Galand. “C’est même un grand soulagement d’avoir à la fois le soutien des partenaires et du public”, ajoute Nikola Médéa. Bref, l’association Kreolide 974 est toute fière d’ouvrir ce week-end son 9ème Big Up Festival, à la Cité des Arts de Saint-Denis.

Hormis quelques masterclass, tout est complet ou presque, avec des concerts à guichets fermés dans des salles il est vrai, en jauges réduites de moitié. “Nous nous conformons à la lettre aux contraintes sanitaires exigées par la Cité, les places sont assises, la température de chacun sera prise à l’entrée. Nous aurons droit à 600 personnes à l’instant T sur le site, nous atteindrons 1 500 à 2 0000 visiteurs au total, la moitié de d’habitude mais l’important, c’est d’être là”, s’enthousiasme Nikola Médéa.

Côté programmation, moins d’invités extérieurs que d’habitude mais du haut niveau quand même. “Nous avons notamment le Grand Paris Studio pour des masterclass à destination des artistes réunionnais. C’est une institution dans le milieu et nous avons le soutien du Centre national de la musique, de la Direction des affaires culturelles, de la Région, de la Sacem…”, détaille Tony Galand. Signe que la filière des cultures urbaines inspire aujourd’hui confiance, dans un événement porté, cette année encore, par la Ville de Saint-Denis.

 

 

100 Kontest

 

Samedi soir, trois concerts avec des noms qui alignent les vues sur Youtube : Deric, Alaza, Sika R Lion, Réunionnaise de 25 ans installée aujourd’hui à Montpellier. “Je suis contente de venir jouer en live ces morceaux qui commencent à tourner, explique Jessica (son vrai prénom). J’ai découvert cet univers au collège et j’ai compris que les textes me permettaient de crier ma colère, poser mes opinions. Au fil des séances de studio, des scènes, des clips, l’expérience vient”.

La professionnalisation, parfois, peut vous mener loin comme la danseuse Malaïka, Réunionnaise partie en Australie pendant plusieurs années, où elle a été repérée pour danser sur les tournées de Katy Perry, entre autres. Amérique du Nord, Afrique, Europe, elle a dansé sur la planète “après des heures et des heures à bosser dans l’ombre des studios”, et la voici revenue à La Réunion où elle a monté un collectif féminin programmé dimanche.

La route des pros encore, avec le 100 Kontest où 8 participants vont s’affronter en beatboxing, djing et beatmaking. En danse, Nelson et Kefton “dans le top 10 mondial de la discpline”, animent des ateliers.

L’époque est propice aux espoirs, avec l’entrée du breakdance aux Jeux Olympiques 2024 à Paris. “Laurent Bérot, de l’association Cœur de Rue, sera coordonateur pour détecter les talents réunionnais”, explique Nikola Médéa. “Il est certain que La Réunion a des chances de briller à ces JO. Nous avons notamment un champion du monde, Gary Técher, et d’autres jeunes qui poussent derrière”. Nikola Médéa sait de quoi il parle : lui-même était sacré champion du monde un décennie plus tôt. L’un des premiers pros réunionnais des cultures urbaines et clairement pas le dernier.

 

David Chassagne

 

 

Samedi 12 et dimanche 13 à partir de 13h30 – Cité des Arts – Saint-Denis. Programme et détails sur www.bigup974.re

 

 

Le dernier clip de Sika RLion :

 

La chorégraphie de Malaïka Salatis sur “Koroba” : 

 

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: