Crise au Liban, Iran, lutte contre l’antisémitisme… les enjeux de la visite de Macron à Jérusalem

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C’est une visite diplomatique délicate. Invité par Israël, avec une quarantaine de dirigeants mondiaux, pour célébrer jeudi le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz, le président français est arrivé un jour plus tôt pour ces rencontres.

Le président français a rencontré, mercredi 22 janvier au matin, à Jérusalem le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, avec lequel il a discuté des tensions régionales, notamment avec l’Iran, ennemi juré d’Israël. Il doit s’entretenir ensuite avec le chef de l’opposition israélienne, Benny Gantz, et ira voir à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans l’après-midi.

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  • Léger accrochage entre la sécurité de Macron et la sécurité israélienne

Quelques heures avant la visite prévue du président français sur le site, selon des journalistes sur place, un léger accrochage a eu lieu près de la basilique Sainte-Anne à Jérusalem entre un membre des forces de sécurité israéliennes et des membres du groupe de sécurité d’Emmanuel Macron.

Un membre des forces de sécurité israéliennes est, dans un premier temps, entré dans la basilique, propriété de la France, puis en est ressorti. Lorsqu’il a tenté d’y entrer à nouveau, il en a été expulsé par des membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), ont relaté plusieurs journalistes présents, dont le photographe du Monde Jean-Claude Coutausse.

Un de ces journalistes a affirmé que deux hommes s’étaient pris par le col. C’est de la basilique Sainte-Anne, située dans la vieille ville de Jérusalem, que l’ancien président français Jacques Chirac avait exigé que des militaires israéliens sortent, en 1996, après s’être emporté contre des soldats qui l’encadraient en lançant son célèbre « Do you want me to go back to my plane ? » (« Voulez-vous que je remonte à bord de mon avion ? »).

  • La France fera « tout » pour aider le Liban à sortir de sa « crise profonde »

« Nous ferons tout, dans une crise profonde qu’ils traversent, pour aider nos amis libanais et libanaises », a affirmé M. Macron, alors que le nouveau gouvernement libanais tenait mercredi son premier conseil des ministres, après une nouvelle soirée émaillée de violences.

M. Macron a aussi souligné qu’il allait rester « vigilant » sur des « activités terroristes » depuis le Liban qui menaceraient non seulement les Libanais, mais Israël, pays voisin en conflit avec le mouvement chiite libanais Hezbollah.

Le président français a rencontré mercredi matin à Jérusalem le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avec lequel il a discuté des tensions régionales, notamment avec l’Iran, ennemi juré d’Israël.

Les Israéliens accusent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire et de chercher à convertir au Liban, via son allié du Hezbollah, des roquettes en missiles de précision pouvant déjouer le bouclier antimissile israélien Iron Dome.

« La France restera attachée à ce que l’Iran n’acquière jamais l’arme nucléaire mais à ce que nous évitions aussi dans la région toute escalade militaire quelle qu’elle soit », a déclaré le président français lors d’un point-presse avec son homologue israélien, Réouven Rivlin.

  • La « négation de l’existence d’Israël comme Etat » est de l’antisémitisme

M. Macron a également profité de cette visite pour marteler que « l’antisionisme, lorsqu’il est la négation de l’existence d’Israël comme Etat, est un antisémitisme ». Et d’ajouter, au cours d’un point-presse avec son homologue israélien, Réouven Rivlin :

« Ce qui ne veut pas dire qu’il deviendrait impossible d’avoir des désaccords, de critiquer telle ou telle action du gouvernement d’Israël mais la négation de son existence relève bien aujourd’hui d’une forme contemporaine de l’antisémitisme »

« Dans nombre de nos pays, et c’est vrai aussi pour la France, l’ombre noire de l’antisémitisme se répand, renaît (…) et ne concerne pas simplement les juifs mais notre destin commun et, pour ce qui est de la France, toute la République », a affirmé M. Macron, au côté du président israélien. Dans un message destiné au Mémorial de la Shoah à Jérusalem, Yad Vashem, il a défendu son « combat » de « chaque jour » contre l’antisémitisme, qu’il traque « dans les discours, dans les comportements, sur Internet ».

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