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La Maison Blanche organise fin juin une conférence internationale sur le volet économique de son plan de paix au Proche-Orient. Une initiative à laquelle la France ne souhaite pas s’associer.
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Voilà un « atelier de travail » auquel Martin Hirsch ne s’attendait pas. Le 19 mai, la Maison Blanche annonçait qu’elle organisait, fin juin à Bahreïn, une conférence internationale afin de présenter le volet économique de son plan de paix au Proche-Orient. Une demi-heure plus tard à Paris, le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) recevait une invitation sur son mail professionnel, adressée par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.
Martin Hirsch était convié les 25 et 26 juin à Manama, capitale de Bahreïn, pour participer à cet atelier, destiné à présenter « des idées pour le futur de l’économie palestinienne », en cas d’accord de paix. Le responsable américain notait dans son courriel que son pays croyait dans la transformation du Moyen-Orient, avec « une qualité de vie améliorée pour les gens de tous les pays qui choisissent de suivre la voie de la paix et de la prospérité. »
Des ministres des finances, des investisseurs, des entrepreneurs doivent affluer à Bahreïn pour se pencher sur les pistes dessinées par l’administration Trump. Depuis deux ans, celle-ci prépare en grand secret son plan de paix, qu’elle a décidé de scinder, reportant à une date inconnue les questions politiques les plus délicates.
Solution à deux Etats
Pour l’heure, la plupart des pays arabes ont confirmé leur participation, ne voulant pas déplaire à Washington. Mais les dirigeants palestiniens assurent que ces pays restent foncièrement attachés à la solution à deux Etats.
Lorsque Martin Hirsch a reçu l’invitation, il a cru « à une blague, à un fake, à un piratage », explique-t-il au Monde. « Puis en allant sur le site du New York Times, je me suis aperçu que les Américains venaient d’annoncer la conférence, trente minutes plus tôt ! J’ai alors contacté l’ambassade de France à Washington pour authentifier le courriel. Ils ont dit qu’il était vrai. »
Dès lors que la France ne souhaitait pas s’associer à l’initiative de Bahreïn, boycottée par la Chine et la Russie, Martin Hirsch a décliné l’invitation. Jusqu’à ce jour, il n’a pas la moindre idée de la raison pour laquelle l’administration américaine souhaitait sa présence.
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