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À Tunis, le siège de l’entreprise, qui affichait un PNB de 453 millions de dinars au premier semestre de 2019. © Nicolas Fauqué
Chaque année, l’établissement tunisien truste les premières places du secteur bancaire. Une hégémonie qui devrait perdurer, même si ses concurrents progressent…
La Biat, encore et toujours première. Si l’économie tunisienne suit des montagnes russes depuis 2011, certains repères demeurent solidement ancrés : la suprématie de la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat) en fait partie. Au premier semestre 2019, l’établissement dirigé par Mohamed Agrebi affichait un produit net bancaire (PNB) de 453 millions de dinars (135 millions d’euros), soit près de 50 % de plus que la Banque nationale agricole (BNA), détenue par l’État.
L’écart n’a cessé de se creuser depuis une douzaine d’années, après l’arrivée du groupe Mabrouk (spécialisé entre autres dans l’agroalimentaire, la grande distribution et le marché automobile) comme actionnaire de référence de la Biat. Jusque-là, la banque souffrait d’un manque de vision.
Doubler ses agrégats
Née en 1976 de la fusion entre la Société marseillaise de crédit et HSBC Bank Middle East, la Biat a eu pour
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