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Félix Tshisekedi et les hauts cadres militaires, le premier janvier 2020 au ministère de la Défense. © Présidence RDC
Sous la pression de Washington, le chef de l’État pourrait décider d’écarter les généraux et hauts gradés visés par des sanctions internationales. En attendant une réforme plus profonde de la grande muette.
Une certaine paranoïa serait-elle en train de gagner les hautes sphères de l’armée ? Convoqué à la fin du mois de février à Kinshasa et auditionné une première fois par le Conseil national de sécurité (CNS), le général Muhindo Akili Mundos, commandant de la 33e région militaire (Sud-Kivu et Maniema), est toujours dans l’attente d’une potentielle sanction.
Nul doute que depuis son poste de Bukavu, sur les rives du lac Kivu, ce haut gradé sous sanctions européennes, accusé par le Groupe d’experts de l’ONU d’avoir participé au recrutement de miliciens ADF, observe avec attention les turbulences au sein des Forces armées congolaises (FARDC).
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Voilà plusieurs semaines que les ennuis s’accumulent pour certains cadres de l’appareil militaire jugés proches de l’ancien président Joseph Kabila – Mundos n’est qu’un exemple parmi d’autres. Au début de mars, c’est le général Fall Sikabwe qui est passé en conseil de discipline.
En 2015, sa nomination dans le Sud-Kivu avait provoqué l’arrêt temporaire de la coopération avec la Monusco. Mais c’est une autre affaire qui lui vaut aujourd’hui des ennuis : mis en cause dans le détournement présumé de primes, il a été suspendu.
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