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Dans quel sens les dépenses fédérales ont-elles évolué ?
Ce graphique représente le niveau des dépenses pour le « filet de sécurité » des plus démunis (allocations monétaires équivalentes au RSA ou au RMI, programmes d’assistance fédéraux, etc.), et les dépenses liées à la police, aux prisons et à la justice, de 1960 à 2018 en pourcentage du revenu national.
Dessinez la suite de la courbe à partir de cette date et-ou affichez-la.
Dépenses liées au « filet de sécurité » social
Dépenses liées à la police, aux prisons et à la justice
Source : Le Triomphe de l’injustice. Richesse, évasion fiscale et démocratie, d’Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, Seuil, 2020, 304 pages.
Gabriel Zucman : « La quantité de gens emprisonnés est une spécificité américaine. Les Etats-Unis ont le taux d’incarcération le plus élevé du monde. Ce fort taux d’incarcération a fait augmenter les dépenses à l’échelle fédérale ; dans le même temps, le filet de sécurité pour les ménages les plus démunis – les dépenses en allocations monétaires, équivalentes au revenu de solidarité active [RSA] ou à l’allocation aux adultes handicapés [AAH] –, déjà faible, a encore reculé. »
Le système d’allocations monétaires a été réformé en profondeur sous la présidence de Bill Clinton (1993-2001). Il existait alors « des aides inconditionnelles comme le revenu minimum d’insertion [RMI] ou le RSA qui ont été transformées en aides conditionnelles », explique Gabriel Zucman. Ainsi, « pour les adultes sans enfant qui sont au chômage de longue durée par exemple, il n’existe pas d’aide ».
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