[clicazot] Famine sur la Grande Ile : Ratenon veut mobiliser le groupe d’amitié France-Madagascar pour des actions d’urgence

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Madame la députée, chère collègue

A moins de 1000 kilomètres de mon département, la Réunion, 1,6 million de malgaches ont des difficultés d’accès à la nourriture dont 500 000 sont dans le besoin d’une assistance urgente, selon une étude de l’insécurité alimentaire publiée en avril dernier.

Le « kéré », qui signifie la faim, fait des ravages encore plus graves cette année en raison d’une sécheresse sévère. Il n’a pas plu depuis plus de 9 mois dans l’Androy, région située dans la province de Tuléar dans le sud de la Grande Ile, ancienne colonie Française et qui est une des sources du peuplement de la Réunion.

Selon la presse qui rapporte des propos du maire de Ifotaka, 8 enfants seraient déjà morts ces derniers jours. Une députée d’Ambosay-Atsimo, Solange Adèle, a pris des clichés (ci-jointes) de la situation où l’on y voit des villageois très émaciés, des enfants qui ont du mal à se tenir debout, ils n’ont plus que la peau sur les os.

Le Président de la République de Madagascar s’est rendu dans plusieurs districts de la région le week end dernier et a promis des aides. Mais nous devons être conscients que seul, Madagascar, n’arrivera pas à affronter ce défi immense.

Comment amener l’eau dans cette région ? D’autant que les fleuves avoisinants sont à sec en raison du réchauffement climatique.

Comment nourrir ces centaines de milliers de personnes ? Les associations humanitaires font tout ce qu’elles peuvent mais sont parvenues au bout de leurs ressources.

Nous ne pouvons pas rester sans réagir. Au-delà des photos qui choquent, qui sont insoutenables, de l’émotion suscitée, nous devons réfléchir rapidement à des actions pour aider ce peuple.

C’est pourquoi, Madame la Présidente, je vous propose de réunir en urgence la groupe d’amitié France-Madagascar de notre assemblée, dont je suis Vice-Président, afin d’identifier les pistes de travail sur des actions de solidarité pour répondre à l’urgence : le besoin en nourriture ; et parallèlement voir comment sensibiliser et interpeller le Gouvernement Français, l’Union Européenne et la Commission de l’Océan Indien pour définir des solutions fiables et pérennes.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire Madame la députée, Madame la Présidente, chère collègue en l’expression de mes salutations distinguées.

 

Jean-Hugues Ratenon, 

député de La Réunion 

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