[ad_1]
En nommant la directrice générale du FMI à ce poste, les Européens ont fait un choix politique plutôt que technocratique : elle n’est ni économiste, ni banquière centrale.
Article réservé aux abonnés
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE) ? L’annonce de la décision, mardi 2 juillet, a laissé les spécialistes de la politique monétaire dubitatifs. L’actuelle directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI) n’est ni économiste, ni banquière centrale, et elle se retrouve au poste de grand argentier de la zone euro, la véritable clé de voûte d’un système encore fragile. Elle remplacera l’Italien Mario Draghi quand le mandat de ce dernier arrivera à échéance, le 31 octobre.
Personne ne s’y attendait, d’autant que Christine Lagarde l’avait elle-même exclu. « Non, non, non, non, non, non… Je ne suis pas intéressée par un emploi européen, ni à la BCE, ni à la Commission… », confiait-elle encore au Financial Times en septembre 2018.
« C’est un peu curieux [comme choix], parce qu’elle n’est pas connue pour être l’une des grandes penseuses de l’économie », estime Alicia Levine, stratégiste à BNY Mellon, une banque américaine. « Ça n’aurait pas été mon premier choix », renchérit, anonymement, l’analyste d’une grande banque européenne. « En cas de crise de la zone euro, je ne sais pas si elle aura l’autorité intellectuelle nécessaire », ajoute un autre. « On s’est tous mis à fouiller dans ses discours passés pour connaître sa position sur les questions de politique monétaire », explique Frédérik Ducrozet, analyste à la banque privée suisse Pictet.
« Très bonne réputation au plan international »
En nommant Christine Lagarde, 63 ans, les Vingt-Huit ont fait un choix politique plutôt que technocratique. L’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy (2007-2011), à la tête du FMI depuis huit ans, a l’immense avantage de très bien connaître les leaders européens. Elle est particulièrement appréciée de la chancelière allemande Angela Merkel, qui lui a rendu hommage mardi : « elle a été choisie parce qu’elle a pris un rôle de leader indiscutable au FMI et je crois que si elle peut faire ça, elle peut diriger la BCE. »
Pendant la crise de la zone euro, Christine Lagarde était aussi en première ligne, en tant que membre de la « Troïka » – composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI – qui supervisait les plans de sauvetage de la Grèce. Elle avait à l’époque poussé Berlin, sans grand succès, à faire preuve de plus de flexibilité dans la restructuration de la dette d’Athènes.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
