[ad_1]
De Bruxelles à Bruxelles, mais un fameux pas en avant, quand même, pour ce dirigeant âgé de 43 ans seulement : vendredi 29 novembre, Charles Michel, ex-premier ministre belge et futur président du Conseil européen, s’est fait symboliquement remettre par son prédécesseur, Donald Tusk, les pouvoirs… et la clochette servant à annoncer le démarrage des réunions de l’instance où siègent les chefs d’Etat et de gouvernement.
Quel sera le style de ce libéral francophone, proche d’Emmanuel Macron et adoubé par Angela Merkel ? « Elle a été la toute première à me demander si j’étais intéressé par la fonction », dit-il, comme pour se démarquer (déjà ?) d’une tutelle française qui serait trop marquante. Se mettra-t-il dans les pas de son compatriote Herman Van Rompuy, premier président du Conseil, nommé en 2009, l’homme des coulisses et de la discrétion, ou dans ceux de Donald Tusk qui, à la fin de son mandat, plaidait clairement contre le Brexit et pour l’élargissement de l’Union ?
Recette un peu floue
Au cours d’un marathon médiatique, M. Michel a montré ces derniers jours qu’il voulait « com-mu-ni-quer ». « Je veux expliquer, montrer la valeur ajoutée de l’Europe, la rapprocher des citoyens, et ce n’est pas un cliché, expliquait-il lors de l’émission « Internationale », de TV5, en partenariat avec Le Monde, diffusée samedi 30 novembre. Sans m’interdire de parler, quand j’aurai le sentiment que cela pourra nous faire avancer. »
Chez cet ambitieux plongé très tôt dans le bain de la politique – il a exercé son premier mandat électif à 18 ans et son père, Louis Michel, fut ministre, président de parti, commissaire et député européen –, le volontarisme le dispute à un réalisme très froid. Pour réussir dans son pays, il n’a pas hésité à bousculer son parti, le Mouvement réformateur et sa figure tutélaire, Didier Reynders. Pour devenir le plus jeune premier ministre du royaume en 2014, il s’est allié, seul francophone, à trois partis néerlandophones, dont la sulfureuse Alliance néoflamande (N-VA).
Brisera-t-il aussi quelques tabous dans le cadre de sa nouvelle fonction, qui consiste surtout à fixer un agenda et à concilier 28 – bientôt 27 – opinions et autant d’ego ? « Je ne parle pas d’ego, mais de personnalités entre lesquelles je veux instaurer de la confiance. » Il se veut aussi l’homme « du bon sens, du pragmatisme, de la bonne volonté ». Une recette un peu floue, sinon banale, qu’il applique à tous les grands enjeux qui attendent l’Europe.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
