« Chacun devrait faire un effort dans le débat pour être un peu plus républicain »

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Un certain nombre d’élus franciliens se sont émus, et on peut le comprendre, de l’existence persistante de campements composés de migrants en errance et aux statuts divers dans leur région. La situation n’est pas nouvelle, même si le parc d’hébergement de demandeurs d’asile a doublé en cinq ans. Plus de 107 000 places financées en 2020, de nouvelles ouvriront en 2021. A cet effort pour l’asile s’ajoutent surtout les près de 200 000 places d’hébergement d’urgence occupées en grand nombre par des personnes sans titre de séjour sans que cela n’y fasse obstacle. L’enveloppe budgétaire consacrée dépasse les 3 milliards d’euros, contre 500 millions au début des années 2000.

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Mais cet appel ne saurait exonérer les collectivités locales de leurs responsabilités en particulier en ce qui concerne la prise en charge de ceux à qui l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) accorde une protection.

Grâce, en particulier, à la rapidité de l’inscription qu’a favorisée la mise en place, par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), d’une plate-forme téléphonique multilingue, près d’un demandeur d’asile sur deux s’enregistre en Ile-de-France. Et si, hier, l’OFII acheminait vers des hébergements en région tous les mois entre 200 et 400 demandeurs d’asile, à partir de ce début janvier, ce sont 1 000 demandeurs d’asile « franciliens » qui seront chaque mois orientés vers d’autres régions.

J’entends déjà des protestations contre cet « autoritarisme » qui va à l’encontre de l’idée qu’elles se font que chaque individu a le droit de s’installer où il veut. Charge à l’Etat de lui pourvoir le meilleur accueil là où il le désire. Passons. Cela fait partie d’une certaine hypocrisie, dérangeante à plus d’un titre, qui malheureusement entoure les débats concernant l’asile et l’accès vers l’autonomie des personnes protégées.

Incohérence européenne

Dans les derniers campements parisiens, parmi les personnes prises en charge par l’Etat, entre 15 % et 20 % étaient déjà des réfugiés. S’y ajoutaient des personnes ayant déjà obtenu un titre de séjour dans d’autres pays européens mais qui ont préféré venir en France, après coup, espérant accéder à des conditions d’accueil plus favorables en particulier sur le plan de l’hébergement inconditionnel et des droits sociaux. Le système européen a cela d’incohérent que quelqu’un qui a déjà obtenu une protection dans un pays d’Europe peut redéposer une demande en France. Comme, du reste, celui qui a déjà été débouté chez nos voisins peut retenter d’accéder à l’asile en France. Tout cela s’ajoute à nos difficultés, même si la crise sanitaire va les atténuer pour un temps.

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