Ces sociétés de la tech qui affolent la Bourse

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WeCompany, maison mère du leader des bureaux partagés WeWork, espère lever jusqu’à 6 milliards de dollars.

Par Publié aujourd’hui à 10h00

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Adam Neumann (au centre), cofondateur de WeWork, lors de la cérémonie d’ouverture du Nasdaq, le 16 janvier 2018.
Adam Neumann (au centre), cofondateur de WeWork, lors de la cérémonie d’ouverture du Nasdaq, le 16 janvier 2018. Mark Lennihan / AP

Ce devrait être la prochaine introduction en Bourse majeure aux Etats-Unis. Après avoir rempli, à la mi-août, les documents sur la situation économique de la société, la WeCompany, maison mère de WeWork, géant mondial des bureaux partagés, pourrait faire ses premiers pas sur les marchés dès le mois de septembre. Son objectif : lever entre 3 et 6 milliards de dollars (2,7 et 5,4 milliards d’euros). On devrait en savoir davantage après une réunion avec les investisseurs programmée le 31 août.

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Depuis son annonce, l’opération suscite des réactions des plus mitigées. Certes, WeWork peut se prévaloir d’avoir « disrupté » son secteur. En un an, l’entreprise, présente dans 111 villes et 29 pays à travers le monde, a plus que doublé le nombre de ses utilisateurs (527 000) et son chiffre d’affaires (1,54 milliard de dollars au premier semestre) et se présente désormais comme le leader de son marché, au coude-à-coude avec IWG. Dans le même temps, la société ne cesse de creuser ses pertes. Sur les six premiers mois de l’année, celles-ci s’élèvent à 690 millions de dollars, en légère augmentation par rapport à l’année passée.

8,1 milliards de dollars pour Uber

Par ailleurs, WeWork a révélé dans son document d’introduction des éléments de nature à inquiéter les investisseurs : des montages financiers alambiqués, un dirigeant qui loue lui-même des locaux à sa société et se fait indemniser pour la vente du nouveau nom de la compagnie qu’il a lui-même déposé. Entre indicateurs économiques inquiétants et gestion opaque, WeWork, valorisée à 47 milliards de dollars, s’est attiré les railleries de nombreux observateurs, comme ce professeur d’économie, Scott Galloway, auteur de livres à succès, qui a affublé la société du sobriquet « WE WTF » (« nous, c’est quoi ce délire ? »). Ajoutant, cinglant : « Tout analyste qui soutiendrait cette action au-delà d’une valorisation de 10 milliards de dollars serait un menteur, un idiot, ou les deux à la fois. » « WeWork, c’est le cumul de tous les extrêmes possibles », abonde Réza Malekzadeh, partenaire chez Partech.

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Malgré cet accueil peu encourageant, l’opération s’annonce comme l’un des temps forts de l’année sur les marchés. Jusque-là, c’est Uber qui a réalisé le plus gros coup en réussissant à lever 8,1 milliards de dollars lors de son entrée en Bourse, ce qui en fait la 9e plus importante IPO (Initial Public Offering) de l’histoire aux Etats-Unis. Slack (messagerie d’entreprise), coté depuis fin juin, arrive juste derrière (7,4 milliards de dollars). Plus généralement, les valeurs tech ont été les principales animatrices des marchés, avec des sociétés comme Lyft, Pinterest, Zoom ou certaines plus méconnues, comme Beyond Meat ou CrowdStrike. Peloton, qui ambitionne de révolutionner la pratique du vélo d’appartement, a lui aussi déposé son dossier pour entrer en Bourse. De son côté, Airbnb s’est dit prêt à franchir le pas d’ici à la fin de l’année.

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