cacophonie et inquiétude en Allemagne face à la hausse rapide du nombre de contaminations

0
219

[ad_1]

A la gare centrale de Francfort, en Allemagne, le 8 octobre.

La dernière fois que l’Allemagne avait enregistré plus de 4 000 nouveaux cas de Covid-19 en vingt-quatre heures, c’était le 9 avril, pendant le confinement. Le seuil a de nouveau été franchi, jeudi 8 octobre, et les autorités craignent qu’il ne soit bientôt largement dépassé. « Il est possible que nous ayons plus de 10 000 cas par jour et que le virus se propage de façon incontrôlée », a prévenu Lothar Wieler, le président de l’institut de santé Robert-Koch, jeudi, lors d’une conférence de presse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : l’Allemagne teste surtout les personnes symptomatiques ou en contact avec des malades

Présent à ses côtés, le ministre de la santé, Jens Spahn, s’est dit lui aussi « extrêmement préoccupé » par ces chiffres. « Jusqu’à présent, pratiquement aucun pays en Europe n’a réussi à traverser cette crise aussi bien que le nôtre. Il dépend de chacun de nous de ne pas gâcher ce qui a été accompli », a-t-il déclaré.

Depuis le début de l’épidémie, un peu plus de 9 500 personnes sont mortes du Covid-19 en Allemagne, soit 115 pour un million d’habitants (contre environ 500 en France, 600 en Italie, 700 en Espagne et 870 en Belgique). Quant aux malades du coronavirus actuellement en réanimation, ils sont environ 240 outre-Rhin (contre un peu plus de 1 400 dans l’Hexagone).

De moins en moins lisible

Dans un tel contexte, caractérisé, d’un côté, par une forte hausse des contaminations mais, de l’autre, par un nombre toujours relativement bas de cas graves et de décès, la stratégie allemande de lutte contre le Covid-19 est de moins en moins lisible.

Les derniers jours l’ont montré, avec une succession d’annonces contradictoires entre le gouvernement fédéral et les Länder, donnant le sentiment d’un manque criant de coordination, le tout sur fond de rivalités politiques grandissantes à un an du départ attendu d’Angela Merkel de la chancellerie.

En début de semaine, les choses paraissaient pourtant claires. « Je ne crois pas qu’il faille sans cesse parler de nouvelles mesures de restriction. J’aimerais déjà que les règles actuellement en vigueur soient respectées », déclarait ainsi M. Spahn, lundi. Cela n’a pas empêché le Land de Berlin d’annoncer, le lendemain, que les bars, les restaurants et les magasins seraient fermés de 23 heures à 6 heures du matin à partir de samedi, et ce au moins jusqu’au 31 octobre.

Le ministre de la santé allemand Jens Spahn, à Berlin, le 8 octobre.

Parallèlement, plusieurs Länder ont également décidé d’interdire les séjours à l’hôtel et dans les résidences touristiques aux voyageurs venant de « zones à risque », autrement dit là où le nombre de contaminations pour 100 000 habitants dépasse 50 pendant sept jours d’affilée. Mais cela s’est vite transformé en cacophonie totale, chaque région profitant des prérogatives considérables que lui confère la structure fédérale de l’Allemagne pour fixer ses propres règles.

Il vous reste 59.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: