Boris Johnson s’engage à ce que Londres ne fasse pas de « concurrence déloyale » à l’UE

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Le Royaume-Uni ne fera aucune « concurrence déloyale » à l’Union européenne comme le craignent les Européens après le Brexit, a assuré lundi 3 février le premier ministre britannique Boris Johnson en exposant sa vision de la future relation de son pays avec les Vingt-Sept.

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« Nous ne ferons aucune concurrence déloyale, qu’elle soit commerciale, économique ou environnementale », comme le redoute Bruxelles, a déclaré le dirigeant conservateur, s’engageant à ne pas revoir à la baisse les normes européennes. Dans le même temps, Boris Johnson a rejeté tout alignement sur les règles européennes comme prix du libre-échange : « Allons-nous insister pour que l’UE fasse tout comme nous comme prix du libre-échange ? Bien sûr que non. »

« Je ne vois aucun besoin de nous contraindre par un accord avec l’UE. Nous allons restaurer notre pleine souveraineté sur nos frontières, l’immigration, la concurrence, les règles encadrant les subventions, les approvisionnements, la protection des données. »

Il a aussi estimé que la coopération avec les Européens en matière de défense et de politique étrangère ne nécessiterait « pas nécessairement un traité ».

Les propositions de Bruxelles

Mettant Londres en garde contre toute tentation de concurrence déloyale, l’UE s’est dite prête lundi à négocier « un accord commercial très ambitieux ».

Cet accord visera notamment à éliminer tous les droits de douane et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, une proposition jamais vue de la part de l’UE avec ses partenaires, a précisé le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier. Il a également prévenu que l’UE n’accepterait pas de voir émerger une économie dérégulée à sa porte qui profiterait d’« avantages concurrentiels déloyaux ».

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a toutefois prévenu que le niveau d’accès du Royaume-Uni au marché unique européen dépendrait de son niveau d’alignement sur les règles communautaires.

« Plus le Royaume-Uni veut être proche [des règles], plus l’accès au marché unique sera facile, mais rien n’est gratuit (…), je pense que c’est une question d’équité de respecter les règles », a-t-elle souligné, rappelant que la déclaration politique, qui accompagne le traité de retrait, a été signée par Boris Johnson.

Sorti vendredi soir de l’UE après quarante-sept ans d’appartenance houleuse, le Royaume-Uni doit désormais redéfinir les modalités de sa relation avec le bloc européen réduit à vingt-sept, sur le plan commercial mais aussi de la sécurité, de la pêche ou de l’éducation. Les parties disposent pour cela d’une période de transition de onze mois que Londres refuse d’ores et déjà de prolonger.

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