Biden choisit un ancien général afro-américain pour diriger le Pentagone

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Lloyd Austin, en 2014. Le général, qui vient d’être choisi par Joe Biden pour diriger le Pentagone, est alors à la tête du Centcom, qui supervise les opérations militaires au Moyen-Orient.

Pour la première fois, un Afro-Américain pourrait diriger le Pentagone. Le président élu Joe Biden a en effet choisi mardi 8 décembre l’ancien général quatre étoiles Lloyd Austin comme secrétaire à la défense. A 67 ans, ce dernier a derrière lui une carrière exemplaire qui épouse le dernier quart de siècle d’interventions américaines.

Né à Mobile, dans l’Alabama, passé par l’académie militaire de West Point, Lloyd Austin a servi dans l’infanterie en Allemagne avant de rejoindre la prestigieuse 82e division aéroportée stationnée à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Il gravit les échelons et accumule les commandements en Irak et en Afghanistan dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » déclenchée après les attentats du 11-Septembre.

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En 2010, il devient le responsable des forces américaines en Irak, dont il orchestre le départ en décembre 2011 conformément à la décision du président démocrate Barack Obama. Lloyd Austin rejoint ensuite l’état-major que dirige l’amiral Mike Mullen et dont il devient l’adjoint. Il y est notamment chargé du suivi du phénomène de stress post-traumatique qui touche de nombreux soldats. En 2012, il est nommé par Barack Obama à la tête du Centcom, qui supervise les opérations militaires au Moyen-Orient et en Asie Centrale. Il y remplace James Mattis, un marine qui deviendra le premier secrétaire à la défense de Donald Trump.

C’est à cette fonction que Lloyd Austin coordonne la riposte américaine à l’offensive de l’organisation Etat islamique en Irak puis en Syrie. Elle lui vaut des instants difficiles au Congrès lorsqu’il est notamment interrogé sur le nombre de miliciens formés et financés par les Etats-Unis à hauteur de 500 millions de dollars pour combattre les djihadistes. « Quatre, peut-être cinq », répond-il à la stupeur des élus. Mais cette fonction le met aussi régulièrement en contact avec le vice-président, Joe Biden, qui apprécie ses briefings selon la presse américaine.

« Son calme et son caractère »

« J’ai passé d’innombrables heures avec lui, sur le terrain et dans la Situation Room de la Maison Blanche. J’ai demandé son avis, observé son sens du commandement et admiré son calme et son caractère », a raconté le président élu dans une longue tribune publiée mardi par le site du magazine The Atlantic pour expliquer son choix. Il a insisté sur sa gestion du retrait irakien, à l’heure où la fatigue des interventions et des « guerres sans fin » est très présente aux Etats-Unis.

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