bataille du second choix dans l’Iowa

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Le candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Pete Buttigieg en campagne dans l’Iowa le 30 janvier.
Le candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Pete Buttigieg en campagne dans l’Iowa le 30 janvier. Matt Rourke / AP

A une semaine des caucus de l’Iowa, le 3 février, première étape de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, « Le Monde » lance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, tout d’abord cinq jours sur sept jusqu’en septembre, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

Les états-majors des principaux candidats à l’investiture démocrate ne le clament pas publiquement mais la spécificité du mode d’élection de l’Iowa les incite à prendre contact avec des concurrents plus modestes dans l’espoir de capter une partie de leurs électeurs le jour fatidique.

Lors des caucus, ces comités électoraux qui se réuniront lundi 3 février en fin de journée, les électeurs s’expriment une première fois en faveur de leur candidat préféré. Après le décompte de ces votes, les électeurs soutenant les candidats qui obtiennent moins de 15 % des suffrages sont libres de passer à d’autres candidats, ou de rentrer chez eux.

Alors qu’une douzaine de démocrates sont toujours en lice pour l’investiture présidentielle, quatre seulement, Joe Biden, Elizabeth Warren, Bernie Sanders et Pete Buttigieg, ont régulièrement obtenu plus de 15 % des intentions de vote dans l’Iowa. Un tiers des électeurs reste indécis à moins d’une semaine de l’échéance, ce qui accroît l’incertitude et la nervosité de la tête de la course.

Selon l’agence de presse Associated Press, plusieurs candidats qui ne comptent pas parmi les favoris, dont la sénatrice Amy Klobuchar, l’homme d’affaires Andrew Yang et le milliardaire philanthrope Tom Steyer, ont été approchés par plusieurs équipes de campagnes désireuses de former avec une alliance qui pourrait peser lundi. Toujours selon Associated Press, des proches de l’ancien vice-président, Joe Biden, ont pris contact avec des rivaux encore plus distancés.

« Nous n’avons pas l’intention de conclure des accords avec qui que ce soit, car nous allons être viables », a déclaré jeudi 30 janvier le directeur de la campagne de Klobuchar, Justin Buoen. Au contraire, Andrew Yang avait confirmé ces approches, la veille. « Beaucoup de mes supporters se porteraient naturellement vers Bernie » Sanders, avait-il estimé, alors que son programme est pourtant beaucoup plus centriste que celui du sénateur du Vermont. « Je ne pense pas qu’ils aient besoin que je dise quoi que ce soit pour qu’ils se dirigent vers Bernie. Il ne serait pas surprenant pour moi qu’ils se dirigent dans cette direction », avait-il ajouté.

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