Barack Obama reprend du service contre Donald Trump

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Meeting en format drive-in à Philadelphie, mercredi 21 octobre, dans cette Pennsylvanie où se jouera peut-être l’élection présidentielle du 3 novembre ; déplacement samedi en Floride, un autre Etat clé qu’il avait remporté à deux reprises en 2008 et en 2012 : Barack Obama est de retour. Presque silencieux depuis le discours prononcé lors de la convention d’investiture démocrate, en août, l’ancien président sort de sa réserve pour les derniers jours de la campagne.

Il s’est exprimé pour agonir Donald Trump et entretenir l’espoir d’une victoire. « L’Amérique est un endroit respectable et décent, mais nous avons été témoins de tellement d’absurdités et de bruit qu’il est parfois difficile de s’en souvenir », a déclaré Barack Obama. « Notre démocratie ne pourra pas fonctionner si les personnes qui sont censées être nos dirigeants mentent quotidiennement et inventent des tas de choses », a-t-il poursuivi, dénonçant un président « incapable de prendre son travail au sérieux ». « Tweeter en regardant la télévision ne résout pas les problèmes », a-t-il ajouté. L’intéressé lui a répondu, à sa manière, lors d’un meeting en Caroline du Nord, en l’appelant à deux reprises par ses deux prénoms, Barack Hussein Obama.

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« Je vous demande de vous rappeler ce que ce pays peut être, a déclaré Barack Obama. Je vous demande de croire en la capacité de Joe et de Kamala à sortir ce pays de ces temps sombres et à nous aider à le reconstruire en mieux. » « Ce que nous faisons ces treize prochains jours importera pour les décennies à venir. Le fait que nous n’obtenions pas 100 % de ce que nous voulons tout de suite n’est pas une bonne raison pour ne pas voter », a assuré l’ancien président.

Ce dernier a sans doute à cœur d’effacer la défaite de 2016. A l’époque, il s’était montré particulièrement confiant. Donald Trump « parie que s’il fait peur à suffisamment de gens, il pourra obtenir juste assez de voix pour remporter cette élection. C’est un pari qu’il perdra. Parce nous ne sommes pas un peuple fragile. Notre force ne vient pas d’un sauveur autoproclamé promettant que lui seul peut rétablir l’ordre », avait-il assuré lors de la convention d’investiture qui avait consacré Hillary Clinton.

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