Aux Etats-Unis, une présidentielle sous tension surplombée par le Covid-19

0
61

[ad_1]

Des spectateurs visionnent le second débat présidentiel depuis leurs voitures, à San Francisco en Californie, le 22 octobre.

Les Etats-Unis retiennent leur souffle. Une campagne à nulle autre pareille était, lundi 2 novembre, sur le point de s’achever, surplombée depuis le mois de mars par l’épidémie de Covid-19. Cette dernière a bouleversé les plans des deux principaux candidats, le président sortant Donald Trump et le démocrate Joe Biden, creusant encore le fossé qui les sépare.

Au cours des dernières semaines, marquées par une nouvelle envolée des contaminations enregistrées et le maintien à un nombre élevé des morts quotidiens de la maladie, l’ancien vice-président de Barack Obama a fait du coronavirus l’un de ses principaux thèmes de campagne, avec la volonté de rassembler un pays miné par les divisions. Il n’a cessé de présenter la crise sanitaire comme le révélateur des dysfonctionnements de l’administration Trump, du manque d’empathie et de l’incompétence, selon lui, du président. Au contraire, ce dernier a dénoncé quotidiennement, ou presque, la trop grande attention prêtée à l’épidémie, instrumentalisée, à l’en croire, par les médias uniquement pour lui nuire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Présidentielle américaine, J − 10 : Joe Biden se concentre sur le Covid-19, le point faible de Donald Trump

Joe Biden s’est appuyé sur les jugements sévères portés par les Américains. Selon la moyenne calculée par le site RealClearPolitics au 1er novembre, 57 % des personnes interrogées « désapprouvent » Donald Trump sur ce point contre 40 % qui sont d’un avis opposé. L’écart se creuse depuis le début du mois d’octobre, parallèlement à la reprise des contaminations. Les personnes interrogées ont également plus confiance en Joe Biden qu’en Donald Trump (57 % contre 40 %) pour lutter contre la pandémie comme l’ont montré toutes les enquêtes dont celle du Pew Research Center publiée le 9 octobre.

Le démocrate a calqué sa campagne sur les recommandations des autorités sanitaires fédérales en respectant les règles de distanciation physique lors de ses événements, en arborant invariablement un masque, en limitant les déplacements et en réduisant le nombre de meetings adaptés à un format de drive-in.

Joe Biden en position de force

Campant sur un message optimiste selon lequel les Etats-Unis vont bientôt « en avoir fini » avec le Covid-19, après avoir promis à tort en septembre une distribution massive de vaccins à partir du mois d’octobre, Donald Trump a maintenu à l’inverse les rassemblements de plusieurs centaines ou milliers de fidèles.

Ces derniers se sont régulièrement massés autour de la scène où il se produisait, sans que le masque régulièrement moqué par le président ne soit obligatoire, y compris dans les Etats en proie à un pic de contaminations comme le Wisconsin. Lorsqu’un cas positif avait été détecté au cours d’un déplacement de la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, en l’absence pourtant de contact, cette dernière avait interrompu pendant quelques jours sa campagne. Au contraire, le vice-président, Mike Pence, a maintenu son agenda lorsque cinq membres de son entourage, dont son directeur de cabinet, ont été contaminés.

Il vous reste 68.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: