Au Royaume-Uni, Extinction Rebellion poursuit la lutte malgré le Covid-19

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Des membres d’Extinction Rebellion manifestent à l’occasion d’un grand « carnaval » organisé par le mouvement, à Londres, jeudi 3 septembre.

Difficile de continuer la lutte dans une capitale, Londres, en partie désertée à cause du Covid-19, avec un gouvernement conservateur débordé par la crise sanitaire et économique et des médias largement indifférents. C’est pourtant ce que tente le mouvement d’actions en faveur du climat Extinction Rebellion (XR), avec sa nouvelle opération de rentrée (« We want to live », « nous voulons vivre »), qui a débuté mardi 1er septembre au Royaume-Uni et doit durer deux semaines.

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Désormais présent partout dans le monde, le mouvement pacifiste qui revendique des actions « radicales » pour alerter sur l’urgence à agir, est né au Royaume-Uni en 2018. Sa première grande démonstration de force, en avril 2019, a été largement couverte par les médias nationaux. Les clichés d’Oxford Circus, le cœur commercial de Londres, bloqué pendant plusieurs jours d’affilée par un gros bateau rose et des dizaines de militants enchaînés et collés au bitume, ont fait le tour du monde.

Détermination, fantaisie et bonne humeur

La détermination, la fantaisie et la bonne humeur sont toujours là, mais les effectifs ont fondu (quelques milliers de personnes tout au plus, mercredi 2 et jeudi 3 septembre), et les militants ont limité leur déploiement entre Parliament Square, juste en face du palais de Westminster, et dans les rues adjacentes – le « carré magique » du pouvoir politique britannique, entre Downing Street, les ministères, et tous les clubs et think tank gravitant autour. Même le rassemblement face au 55 Tufton Street, l’adresse de la Global Warming Policy Foundation, une fondation accusée par XR d’être climatosceptique, mercredi soir, n’a pas fait le plein, malgré ses têtes d’affiche.

« Je ne suis pas anticapitaliste, et tous les activistes ne sont pas jeunes et mal habillés » – Tom Hardy, membre d’Extinction Rebellion

Le comédien britannique Mark Rylance y a pourtant dénoncé avec éloquence tous les « mensonges », de « l’industrie pétrolière, des think tanks ou des médias », qualifiant le perron du 55 Tufton Street « de Ground Zero des mensonges sur l’urgence climatique ». L’acteur, connu pour son interprétation de Thomas Cromwell dans une récente mini-série de la BBC, est membre du collectif Writers Rebel (les « écrivains rebelles », affiliés à XR) avec l’activiste George Monbiot, l’écrivaine Zadie Smith ou la romancière multirécompensée Margaret Atwood (cette dernière n’était pas présente mercredi). L’unique députée verte à la Chambre des Communes, Caroline Lucas, est venue les soutenir.

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