au moins 40 morts après une frappe contre un centre de migrants en banlieue de Tripoli – JeuneAfrique.com

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Près de 40 migrants ont été tués mardi 2 juillet dans une frappe aérienne contre leur centre de détention dans la banlieue de Tripoli, attribuée aux forces du maréchal Khalifa Haftar. Le bilan pourrait s’alourdir.


Au moins 70 migrants ont été blessés dans l’attaque, selon un « bilan préliminaire », a indiqué un porte-parole des services de secours, Osama Ali. Ce bilan « pourrait s’aggraver », a-t-il prévenu, précisant que 120 migrants étaient détenus dans le hangar, touché de plein fouet par la frappe.

Plusieurs corps gisaient sur le sol, aux côtés de restes humains mêlés aux affaires et vêtements des migrants maculés de sang, selon un photographe de l’AFP présent sur les lieux. Des dizaines d’ambulances se précipitaient sur place, d’après la même source.

Dans un communiqué, le gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, a dénoncé « un crime odieux ». Il a attribué l’attaque au « criminel de guerre Khalifa Haftar », l’homme fort de l’est libyen qui mène une offensive depuis début avril pour s’emparer de la capitale.

3 500 migrants « en danger »

Le GNA a accusé les forces pro-Haftar d’avoir mené une attaque « préméditée » et « précise » contre le centre de migrants. Des médias pro-Haftar ont de leur côté fait état mardi soir d’une « série de raids aériens » à Tripoli et Tajoura. Cette localité, qui compte plusieurs sites militaires appartenant aux groupes armés pro-GNA, est régulièrement la cible de raids aériens des forces du maréchal Haftar.

Les agences de l’ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, où ils se retrouvent placés « en détention arbitraire » ou à la merci de milices.

Leur situation est devenue encore plus critique depuis le début de l’offensive militaire le 4 avril du maréchal. La mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a maintes fois exprimé son inquiétude sur le sort d’environ 3 500 migrants et réfugiés « en danger dans des centres de détention situés près de zones d’affrontements ».



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JeuneAfrique

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