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Le port du gobi, un petit bonnet traditionnel propre à certaines régions du Bénin, répond à certains codes très strictes. Surtout, au-delà de l’aspect esthétique, il est un moyen pour son porteur d’affirmer son statut social ou son humeur.
Un samedi soir à Porto-Novo, quartier Dodji. Au mariage de Stéphanie et de Luc, la fête bat son plein. Chez les hommes, le code vestimentaire varie peu. Ici, ni costume ni cravate. Soit l’on porte le majestueux agbada (grand boubou traditionnel yorouba), soit l’on arbore un goodluck (tunique), coutumier dans la partie méridionale du Bénin. Et, comme le marié, la plupart des invités ont enfilé leur gobi, un couvre-chef masculin généralement confectionné à base de pagne tissé, brodé ou non.
Jadis symbole d’appartenance à certaines aires culturelles du sud et du nord du Bénin, ce petit bonnet est plus que jamais à la mode. Son rôle purement esthétique ayant supplanté sa fonction sociale, il s’est désormais mis à la portée de tous.
Quelques vendeurs ambulants se sont opportunément postés sur la place voisine pour vendre des gobis à ceux qui sont encore tête nue et pour tenter les fans de mode portant déjà un bonnet mais désireux d’en enfiler un plus chic ou mieux assorti à leur tenue. C’est l’attroupement. Et la preuve que le gobi a la cote.
Bonnet à codes
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