AstraZeneca doit « rattraper » son retard avant d’exporter hors UE, assure Ursula Von der Leyen

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Le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont livré une conférence de presse à Bruxelles, jeudi 25 mars.

Les difficultés d’approvisionnement en vaccins contre le Covid-19, au cœur d’un vif différend entre Bruxelles et Londres, ont dominé le sommet de l’Union européenne (UE), jeudi 25 mars.

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Le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca doit « rattraper » ses importants retards de livraison de son vaccin anti-Covid aux Vingt-Sept avant d’exporter hors de l’Union européenne (UE) des doses qui y sont produites, a averti la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l’issue d’un sommet en visioconférence.

Le mécanisme de contrôle des exportations de vaccins, durci mercredi par Bruxelles, vise notamment à ce que « les entreprises honorent leurs contrats avec l’UE avant d’exporter ailleurs dans le monde », a souligné la chef de l’exécutif européen. AstraZeneca n’a livré aux Européens que 30 des 120 millions de doses promises au premier trimestre.

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Le sommet a également été l’occasion d’avancées : l’UE et Londres, « en pourparlers » pourraient parvenir à un accord dès samedi sur l’approvisionnement en vaccins, a déclaré le premier ministre néerlandais Mark Rutte. « Cela serait bienvenu, car nous sommes amis et avons besoin l’un de l’autre », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet en visioconférence des Vingt-Sept.

Soucieuse d’accélérer la vaccination, la Commission européenne a durci mercredi son mécanisme de contrôle des exportations de vaccins, afin de les restreindre drastiquement vers les pays produisant eux-mêmes des doses ou dont la population est déjà largement vaccinée. Ce principe de « réciprocité » cible implicitement le Royaume-Uni, vers lequel l’UE a exporté 21 millions de doses depuis décembre – sans recevoir en retour le moindre vaccin produit outre-Manche, alors que son contrat avec AstraZeneca prévoyait des livraisons provenant d’usines britanniques.

Macron met la pression sur l’UE

A l’issue du sommet, le président français a, lui, souligné une lenteur d’ordre économique. Emmanuel Macron a estimé que l’Europe devra « améliorer » sa réponse économique et budgétaire à la crise du Covid-19 afin que la relance soit « plus vigoureuse » et ne diverge pas trop de celle des Etats-Unis.

« C’est un des enseignements de la crise pour l’Europe comme pour la France : il nous faut simplifier drastiquement nos réponses. Nous sommes trop lents, nous sommes trop complexes, nous sommes trop engoncés dans nos propres bureaucraties. »

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Résumant les discussions entre les vingt-six autres dirigeants de l’UE, Emmanuel Macron a souligné que la sortie de la crise passait « par un maintien des mesures de soutien budgétaire aussi longtemps que durera la crise sanitaire et la mise en œuvre rapide du plan de relance européen » de 750 milliards d’euros qui avait été adopté en juillet.

Avec cet engagement « extrêmement fort », l’UE « a apporté une réponse à la hauteur » à la suite de la première vague du printemps 2020. Mais, suite aux deuxième et troisième vagues (…), « il nous faudra sans doute compléter cette réponse », a-t-il ajouté.

Berlin met la pression sur Paris

De son côté, l’Allemagne va classer la France en zone à haut risque, ce qui devrait entraîner des restrictions à l’entrée sur son territoire. « Lorsqu’on observe les taux d’incidence c’est tout simplement de fait une nécessité (…) un processus pratiquement automatique », a déclaré Angela Merkel, la chancelière allemande lors d’une conférence de presse à Berlin.

« Il ne s’agit pas ici d’une décision politique mais on constate l’évolution du taux d’incidence, et lorsque ce taux – comme c’est ici le cas − dépasse pendant longtemps le seuil des 200, alors cela entraîne un classement en zone à haut risque », a-t-elle ajouté.

Le Monde avec AFP

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