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Au lendemain d’élections législatives au cours desquelles sa formation politique a enregistré des résultats décevants et à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat, Klaus Iohannis, le premier ministre roumain, Ludovic Orban, a annoncé sa démission à la télévision, lundi 7 décembre.
« Ma démission a un but précis : permettre le lancement de négociations en vue de la formation du futur gouvernement », a-t-il ainsi expliqué.
Les libéraux pro-européens, dont il fait partie, sont arrivés en deuxième position du scrutin avec 25 % des voix, derrière les sociaux-démocrates (30 %). Mais ils devraient toutefois rester au pouvoir en s’unissant à des partis plus petits.
Le départ de M. Orban pourra notamment faciliter les négociations avec les réformistes d’une jeune alliance de centre droit, USR-Plus, qui ont souhaité la nomination à ce poste d’une « personnalité crédible » qui apporte « un nouveau souffle ».
Mauvaise gestion de l’épidémie
Ludovic Orban, 57 ans, avait été nommé premier ministre en novembre 2019, à l’issue d’une motion de censure qui avait renversé le gouvernement social-démocrate. Selon les médias, le président Klaus Iohannis lui aurait reproché, ce lundi, le modeste score aux législatives et la mauvaise gestion de l’épidémie de Covid-19.
Un chef du gouvernement par intérim sera nommé prochainement par le chef de l’Etat, en attendant l’issue des négociations pour former une nouvelle coalition. M. Iohannis, qui privilégie un exécutif formé autour d’une coalition de centre droit, va convoquer les partis politiques pour entamer les consultations dans les jours qui viennent.
Les sociaux-démocrates (PSD) ont pour leur part estimé, par la voix de leur vice-président, Sorin Grindeanu, être en droit d’hériter du poste de premier ministre au vu des résultats du scrutin. Mais les calculs montrent que cette formation, privée d’alliés, ne pourra pas former de coalition au Parlement.
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