Après le Brexit, les questions migratoires restent à négocier

0
84

[ad_1]

Des migrants essayent de monter à bord de camions stationnés à l’entrée du tunnel sous la Manche, le 17 décembre 2020.

Si l’accord signé par le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE), le 24 décembre, scelle le sort des relations commerciales entre les deux parties, un certain nombre de sujets doivent encore faire l’objet de discussions dans le cadre du Brexit. Parmi eux : les politiques d’asile et d’immigration, qui n’étaient pas comprises dans le mandat de négociation de Michel Barnier pour définir la « relation future » entre Londres et Bruxelles.

Lire le décryptage : Ce que contient l’accord conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne

Côté Royaume-Uni, il s’agit pourtant d’un enjeu majeur : le gouvernement de Boris Johnson – par la voie de sa ministre de l’intérieur, Priti Patel, une « Brexiteuse » de la première heure – n’a eu de cesse de répéter sa volonté de « reprendre le contrôle des frontières ». Depuis 2018, le phénomène des « small boats » – ces embarcations de fortune sur lesquelles les migrants tentent de rejoindre les côtes anglaises par la Manche – est exponentiel : en 2020, plus de 1 200 traversées ou tentatives de traversées ont été enregistrées par la préfecture du Pas-de-Calais, contre quelque 260 en 2019. Au total, plus de 8 000 personnes pourraient avoir rejoint l’Angleterre par la mer tandis qu’au moins sept personnes migrantes sont mortes dans le Channel, considéré comme l’une des voies maritimes les plus fréquentées et dangereuses au monde.

En parallèle, les tentatives de passage en camion – on en comptait 24 000 en 2019 – ont été dopées par les embouteillages qui se sont formés à l’entrée du port de Calais à l’approche du Brexit. Les autorités en recensaient 2 889 fin décembre 2020 contre 1 400 l’année précédente à la même période. Depuis une semaine, les contrôles policiers ont été renforcés tout le long du littoral. Le 19 novembre, un jeune Soudanais, Mohamed Khamisse Zakaria, est décédé, percuté par une voiture sur l’A16, en fuyant la police après avoir tenté de monter dans un camion.

Manque d’anticipation

Ces derniers mois, les Britanniques ont tenté de multiplier les renvois vers la France et d’autres pays de l’UE. Pour ce faire, ils se basaient sur le règlement européen dit « Dublin ». Faute d’accord, le texte a cessé de s’appliquer au Royaume-Uni depuis le 1er janvier. Selon ce règlement, une demande d’asile ne peut être examinée que par un seul pays européen, celui d’entrée dans l’UE, la plupart du temps déterminé par l’endroit où les empreintes digitales de la personne ont été enregistrées pour la première fois. En cas de mouvement au sein de l’Europe, le demandeur d’asile est alors renvoyé dans le pays en question. Post-Brexit, les négociations se poursuivent : Londres souhaite un accord bilatéral de réadmission, notamment avec la France, tandis que Paris plaide pour un accord global avec l’UE.

Il vous reste 51.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: