après le boycottage dans le monde du sport, la NBA espère une reprise

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Après le boycott et le report de matchs, retour au jeu ? C’est ce qu’espère la NBA, qui invoque, jeudi 28 août, une union sacrée entre dirigeants et joueurs pour trouver un moyen de finir la saison, malgré la colère résultant de l’affaire Jacob Blake. Mercredi, les Milwaukee Bucks ont ainsi boycotté leur match de NBA, suivis par d’autres équipes de base-ball, de football, le tournoi de tennis de Cincinnati, puis jeudi par la Ligue nord-américaine de hockey sur glace.

La Ligue nord-américaine de basket a annoncé que les trois matchs de playoffs prévus jeudi (Clippers-Dallas, Denver-Utah et la demi-finale de conférence Toronto-Boston) ne seraient pas joués. Ils s’ajoutent à ceux de mercredi (Milwaukee-Orlando, Houston-Oklahoma City et Lakers-Portland) également reportés. Sans prendre le risque d’annoncer des dates de reprogrammation, l’instance a dit « espérer reprendre le jeu vendredi ou samedi ».

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Une réunion décisive

La NBA compte désormais sur une avancée décisive, au terme d’une réunion planifiée jeudi après-midi, « entre un groupe de joueurs et les dirigeants des 13 équipes encore en lice à Orlando, ainsi que des représentants du syndicat des joueurs [NBPA], du conseil d’administration de la Ligue et du président du comité en charge des relations avec les joueurs, Michael Jordan, pour discuter des prochaines étapes », a-t-elle indiqué.

Selon ESPN et The Athletic, les joueurs ont décidé de reprendre les playoffs au terme d’une nouvelle réunion jeudi matin, après une première qui s’est tenue jusque tard dans la nuit précédente.

Les Lakers et les Clippers, deux des principaux favoris pour le titre de champion, avaient voté pour l’arrêt de la saison, contrairement aux onze autres équipes. Ont-ils changé d’avis ? Se sont-ils rangés derrière le vote collectif ? Comment la NBA peut-elle les convaincre de rejouer ? Autant de questions illustrant à quel point les heures qui viennent seront décisives pour le sort d’une saison NBA déjà chamboulée par le coronavirus, qui a forcé la Ligue à l’interrompre pendant cinq mois avant de la reprendre en convoquant vingt-deux de ses équipes dans la bulle hermétique de Disney World.

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Nouveau choc incommensurable

Le calvaire de George Floyd avait bouleversé les stars de la balle orange, certains comme Kyrie Irving, star des Brooklyn Nets, estimant qu’il ne fallait pas reprendre le championnat, pour justement mieux agir contre ce fléau.

Les joueurs dans leur écrasante majorité, certes en hésitant beaucoup, ont choisi d’aller en Floride, et la NBA a fait en sorte de leur permettre d’être proactifs dans leur combat, en leur autorisant la pose du genou à terre pendant l’hymne national, en affichant « Black Lives Matter » sur les parquets, en leur donnant la parole pour réclamer justice.

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Mais le terrible sort de Jacob Blake, Afro-américain de 29 ans grièvement blessé lors de son interpellation, a causé un nouveau choc incommensurable. « Le changement ne se produit pas simplement en parlant !! Cela se produit par l’action et doit se produire MAINTENANT ! (…) C’est aux Etats-Unis de faire la différence. Ensemble. C’est pourquoi votre vote est “Plus qu’un vote”. Black Lives Matter », a tweeté jeudi LeBron James.

« Je ne sais pas grand-chose sur les protestations au sein de la NBA. Je sais que ses audiences sont très mauvaises parce que je pense que les gens en ont marre de la NBA. Ils sont devenus un peu comme une organisation politique et ce n’est pas une bonne chose », a commenté Donald Trump à propos du boycott des basketteurs.

Basket, base-ball, football, tennis et hockey mobilisés

La Ligue nord-américaine de hockey sur glace (NHL) a également décidé de reporter les matchs de playoffs prévus jeudi et vendredi, pour protester contre les tirs de la police contre Jacob Blake. « Après de longues discussions, les joueurs de la NHL estiment que la meilleure solution serait de prendre du recul et de ne pas jouer les matchs de ce [jeudi] soir et de vendredi comme prévu. La NHL appuie la décision des joueurs et reprogrammera ces quatre matchs à partir de samedi et ajustera le reste du calendrier du deuxième tour en conséquence », indique le communiqué de l’instance.

Mercredi, les Brewers – sis comme les Bucks à Milwaukee, à une cinquantaine de kilomètres de Kenosha, où a eu lieu le drame de dimanche – avaient déjà emboîté le pas en refusant de jouer contre Cincinnati. Deux autres matchs de la Ligue majeure de base-ball (MLB) ont ainsi été reportés. Idem en MLS, la ligue nord-américaine de football, où cinq des six rencontres au programme ont été boycottées par les joueurs.

Puis, après que la Japonaise Naomi Osaka a décidé de ne pas disputer sa demi-finale du tournoi de Cincinnati, délocalisé à New York, les organisateurs de l’épreuve avaient décidé à leur tour de reporter à vendredi les matchs prévus jeudi. « Le tennis prend collectivement une position contre l’inégalité raciale et l’injustice sociale qui, une fois de plus, ont été mises au premier plan aux Etats-Unis. La Fédération américaine de tennis (USTA), les circuits ATP et WTA ont décidé de reconnaître ce moment en interrompant le jeu », ont-ils fait savoir.

« En tant que femme noire, j’ai l’impression qu’il y a des questions beaucoup plus importantes qui nécessitent une attention immédiate, plutôt que de me regarder jouer au tennis », a justifié la jeune femme de 22 ans, née de mère japonaise et de père haïtien, et qui a souvent pris la parole ces derniers mois pour dénoncer l’injustice raciale.

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Le Monde avec AFP



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