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Cette opération de rapatriement – la plus massive organisée en temps de paix par les autorités britanniques – doit durer jusqu’au 6 octobre et prévoit plus de 1 000 vols.
Deux tiers des vacanciers britanniques qui étaient partis avec Thomas Cook au moment de sa faillite il y a une semaine étaient rentrés chez eux lundi 30 septembre. Quelque 106 000 résidents du Royaume-Uni ont en effet été rapatriés dans le cadre de l’opération « Matterhorn », sur les 150 000 qui étaient partis en vacances avec un vol ou un séjour Thomas Cook au moment de la faillite du tour-opérateur, a fait savoir l’Agence britannique de l’aviation civile (CAA).
Cette opération de rapatriement – la plus massive organisée en temps de paix par les autorités britanniques – doit durer jusqu’au 6 octobre et plus de 1 000 vols sont prévus.
Par ailleurs, le patron du groupe déchu, Peter Fankhauser, a défendu dans la presse britannique, dimanche, son action à la tête de la société et les salaires élevés que lui et les autres principaux dirigeants ont reçus ces dernières années. « J’ai fait tout mon possible pour sauver la société », affirme-t-il dans le Daily Mail, même s’il comprend « la colère » et « la déception de [ses] collègues ».
Depuis la faillite, les critiques, notamment du monde politique, se sont multipliées contre les quelque 20 millions de livres (22,5 millions d’euros) reçus ces dernières années par les dirigeants de Thomas Cook, dont M. Fankhauser. Le ministre des transports, Grant Shapps, a même évoqué une restitution des bonus.
« Nous n’avons pas changé assez vite »
Interrogé par le Daily Mail sur les 8,3 millions de livres qu’il a personnellement reçu, M. Fankhauser a répondu que la moitié étaient des actions qu’il n’a pas touchées et ne valent plus rien, soulignant aussi que ces niveaux de rémunération n’étaient pas « outranciers » comparé à ceux des autres patrons des sociétés du FTSE 250. Il raconte avoir espéré jusqu’au bout une intervention gouvernementale pour sauver la société. « Ils n’ont pas voulu créer un précédent », commente-t-il.
La direction de Thomas Cook avait ces derniers mois mis au point un plan de refinancement du groupe avec un collectif de banques et le groupe chinois Fosun, qui détenait 17 % du groupe. « Nous avions des solutions », assure M. Fankhauser dans un autre entretien au Sunday Times, soulignant que des groupes hôteliers espagnols et turcs avaient accepté d’injecter des fonds.
Mais il y a deux semaines, environ, certaines banques ont estimé que 200 millions de livres supplémentaires étaient nécessaires pour que la société soit viable. Les dirigeants sont alors entrés dans des discussions marathon le week-end dernier, qui n’ont pas abouti, notamment parce que sans garantie gouvernementale, certains investisseurs ont quitté le tour de table. « Nous n’avons pas changé assez vite », admet M. Fankhauser, Thomas Cook ayant continué à racheter des réseaux d’agences traditionnelles pendant que les consommateurs prenaient l’habitude de réserver leurs vacances sur internet.
Pour les 9 000 employés de Thomas Cook au Royaume-Uni, qui se retrouvent pour la plupart sans emploi, l’annonce de la faillite a été brutale. Le syndicat Unite a quant à lui déploré la décision du gouvernement de ne pas intervenir, faisant valoir que « d’autres gouvernements en Europe ont fait le bon choix et que ces filiales continuent de voler ».
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