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— Il doit trouver Rs 20 000 pour sauver l’œil qui lui reste
Sans une intervention chirurgicale qui doit être réalisée ce mardi, Mario Jolicoeur, père de famille de 59 ans, perdra la vue. Son œil gauche, gravement affecté par un glaucome aigu, est trop atteint pour qu’il ne voie à nouveau clairement. Toutefois, une opération s’avère vitale pour éviter qu’il ne développe une tumeur maligne à l’œil. Mais pour cet habitant de Beau-Bassin – connu dans le passé pour son engagement dans le domaine du social –, cet ultime recours pour sauver son œil droit avec lequel il peut encore voir, pourrait être compromis, car les ressources financières restent un obstacle majeur.
Épuisé par la maladie, Mario Jolicoeur ne travaille plus depuis son combat contre un cancer au pancréas, décelé en 2010. Depuis, des soucis de santé n’ont cessé d’affecter physiquement le père de famille, lequel s’est toujours battu aux côtés de ses proches pour rester debout. À bout de souffle, Mario Jolicoeur et sa famille ne savent plus à quel saint se vouer pour encourir les frais (Rs 20 000) de son opération. Malgré sa santé fragilisée ces derniers temps, il puisait la moindre énergie qui lui restait pour proposer ses services en landscaping et horticulture à des particuliers. Ses revenus aidaient aux dépenses familiales.
Après avoir compté sur le soutien financier de ses proches, amis et généreux donateurs, Mario Jolicoeur lance un appel à l’aide à ceux qui pourraient prendre le relais aux personnes qui l’ont déjà soutenu. Plusieurs mois après avoir été traité à l’hôpital de Moka, ce dernier explique qu’avec les longues attentes entre les suivis, sa situation s’est détériorée. « À ce jour l’hôpital, ne m’a pas proposé d’opération. Mon prochain rendez-vous est dans plusieurs jours. Entre-temps, je souffre et je ne vois plus. Je dois aussi admettre que je n’ai plus la force de me battre pour être traité correctement à l’hôpital », concède Mario Jolicoeur.
C’est en janvier dernier qu’il commence à éprouver de problèmes visuels, accompagnés de douleurs. « À l’hôpital, on m’a donné rendez-vous pour le mois de juin, sans me dire ce qui n’allait pas avec mon œil. Mais plus tard, en avril, en plein confinement la douleur s’est amplifiée au point d’être insoutenable. J’étais en détresse. J’ai été hospitalisé et c’est là que j’ai appris que j’avais un glaucome. À ce stade, on ne m’a pas parlé d’intervention. On m’a fait des injections. Je suis rentré chez moi. Ce n’est qu’en septembre que je me suis rendu à nouveau à l’hôpital avant qu’on ne me donne rendez-vous pour novembre », raconte-t-il.
Entre-temps, en proie à des douleurs, il décide de consulter un médecin privé qui, après des examens approfondis, lui annonce les conséquences irréversibles d’un glaucome aigu. Pour le père de famille, dont deux de ses cinq enfants sont toujours scolarisés, chaque jour qui passe amenuise ses chances de gagner son énième combat contre la maladie. S’il peut compter sur son épouse et ses autres enfants pour assurer les factures, il ne peut plus s’occuper pleinement de sa pépinière à laquelle il s’accrochait pour aider les siens à joindre les deux bouts. Dans l’incapacité d’attendre davantage et face aux douleurs, Mario Jolicoeur devrait être admis dans une clinique pour être opéré ce mardi.
Tous ceux qui voudraient l’aider peuvent le contacter sur le 57139773 ou faire un don sur le compte bancaire suivant : 000120022370 (MCB).
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