Angela Merkel en quête d’un accord sur le plan de relance européen

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Angela Merkel arrive pour une séance plénière au Parlement européen à Bruxelles, le 8 juillet.

Angela Merkel a désormais une obsession : que le plan de relance européen de 750 milliards d’euros soit adopté au plus vite, en juillet de préférence, alors que le Vieux Continent subit une récession sans précédent et que l’Allemagne a pris la présidence de l’Union le 1er juillet. La chancelière le sait, les obstacles restent nombreux, à quelques jours du sommet des 17 et 18 juillet, au cours duquel les Vingt-Sept doivent en discuter. Avec méthode, donc, elle manie les symboles et tente de désamorcer les résistances qui pourraient faire échouer ses projets.

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Mercredi 8 juillet, pour son premier déplacement hors d’Allemagne depuis le début de la pandémie, elle s’est donc rendue à Bruxelles, au Parlement européen. « Nous avons besoin de vous », a-t-elle lancé aux eurodéputés qui ont peu apprécié de n’être pas, jusqu’ici, associés aux réflexions communautaires sur la sortie de crise. « L’Europe sortira de la crise plus forte que jamais si nous renforçons la cohésion et la solidarité », a-t-elle poursuivi, dans un hémicycle clairsemé, où les parlementaires, portant tous des masques, étaient séparés par des sièges vides, mais « il faudra faire des compromis, de tous les côtés. Et, vous aussi, vous devrez faire des compromis ».

« Encore beaucoup de travail »

Pour sa première rencontre en chair et en os avec un chef d’Etat, après le confinement, Angela Merkel avait invité Emmanuel Macron à Meseberg, le 29 juin. L’occasion pour le président et la chancelière de mettre en scène la belle entente du couple franco-allemand, que rien ne semble devoir entamer depuis que Berlin s’est converti au principe de l’émission d’une dette commune européenne pour aider les pays les plus affectés par la pandémie du Covid-19. Le 18 mai, les deux dirigeants ont en effet présenté un plan de relance à 500 milliards d’euros, construit sur ces principes et venant abonder le budget européen, à partir duquel la Commission a élaboré le sien.

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Après le président français et le Parlement européen, Angela Merkel a prévu de rencontrer à Berlin, jeudi, Mark Rutte. Et là aussi, ce choix ne relève pas du pur hasard de calendrier. Car, aujourd’hui, le premier ministre néerlandais est l’opposant le plus virulent au plan de relance de la Commission, qu’il juge bien trop généreux, et la clé d’un accord se trouve sans conteste à La Haye, même si l’Autriche, la Suède et le Danemark – les trois autres « frugaux » – affichent aussi des réticences.

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