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Les négociations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) se poursuivaient, dimanche 13 décembre, date fixée par les deux parties pour décider de leur sort : soit un échec aux lourdes conséquences, soit une nouvelle prolongation, à seulement dix-huit jours de la rupture définitive.
Le ministre des affaires étrangères britannique, Dominic Raab, n’a pas exclu que les discussions se poursuivent. « Nous voulons être traités comme n’importe quelle autre démocratie indépendante qui se respecte. Si l’UE peut accepter cela au niveau politique, alors il y a toutes les raisons d’être confiants, mais il reste, je crois, beaucoup de chemin à parcourir », a-t-il déclaré sur Sky News.
Aucun scénario ne peut être écarté, y compris l’annonce inattendue d’un compromis, mais la tendance semblait négative samedi soir. La poursuite ou la suspension définitive des discussions doit être décidée par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, après un entretien téléphonique dimanche vers midi.
Liberté commerciale contre concurrence déloyale
Les divergences semblent inconciliables entre des Britanniques qui veulent retrouver une liberté commerciale totale et des Européens soucieux de protéger leur immense marché unique.
Le Royaume-Uni, qui a quitté l’UE le 31 janvier, abandonnera définitivement le marché unique et l’union douanière le 31 décembre. Sans accord commercial, ses échanges avec l’UE se feront selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce, avec des droits de douane ou des quotas qui pourraient encore affaiblir des économies fragilisées par le coronavirus.
Les discussions butent sur trois sujets : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et, surtout, les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.
Tensions sur les zones de pêche
Pragmatique, la Commission a publié jeudi des mesures d’urgence pour maintenir, en cas de « no deal », le trafic aérien et le transport routier entre le Royaume-Uni et l’UE pendant six mois, ainsi que l’accès réciproque aux eaux de pêche pour un an.
Signe d’un regain de tension, le ministère de la défense britannique a annoncé samedi que des navires de la Royal Navy se tenaient prêts à protéger les zones de pêche nationales où pourraient survenir des accrochages en cas d’absence d’accord.
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