pas de poursuite contre le policier ayant tiré à sept reprises dans le dos de l’Afro-Américain

0
79

[ad_1]

Justin Blake, l’oncle de Jacob Blake, s’adresse aux medias, mardi 5 janvier,  après l’annonce du procureur de Kenosha de ne pas poursuivre le policier qui a tiré sur son neveu en août 2020.

Le policier blanc avait tiré à sept reprises dans le dos de l’Afro-Américain Jacob Blake devant ses trois enfants ; il ne sera pas poursuivi par la justice américaine. L’annonce a été faite, mardi 5 janvier, par le procureur général de Kenosha, petite ville du Wisconsin, Michael Graveley. Ce dernier a estimé que le policier Rusten Sheskey, qui est blanc, avait eu un comportement non pénalement répréhensible lorsqu’il tira le 23 août 2020 dans le dos de M. Blake, qui est depuis paralysé.

Les tirs, filmés, avaient suscité un immense émoi sur les réseaux sociaux de la planète, et entraîné des émeutes dans cette petite ville sise sur les rives du lac Michigan au nord de Chicago. L’incident était intervenu deux mois et demi après que l’Afro-Américain George Floyd fut décédé, fin mai, étouffé sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis, dans le Minnesota voisin. Ces deux affaires ont relancé puissamment le mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Kenosha, dans le Wisconsin, deux Amérique irréconciliables après un nouvel épisode de violences policières contre un Noir

La ville de Kenosha avait déclaré l’état d’urgence dès lundi soir dans l’attente de la décision du procureur, tandis que la garde nationale était déployée mardi pour tenter d’empêcher des nouvelles émeutes et destructions. Bâtiments publics et commerces étaient barricadés.

« Nous sommes extrêmement déçus et pensons que cette décision est un déni de justice non seulement pour Jacob et sa famille, mais aussi pour la communauté qui a protesté et exigé justice », a déploré sur twitter Ben Crump, un des avocats de Jacob Blake. Avec ses deux collègues Patrick A. Salvi et B’Ivory LaMarr, il estime que la décision du procureur Graveley « détruit davantage la confiance dans notre système judiciaire ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Mort de George Floyd : Ben Crump, un avocat très politique

Des « preuves écrasantes » de la présence d’un couteau

Ce dernier a précisé qu’il devait prendre sa décision en se fondant sur un examen des faits et ne pas se laisser influencer par la politique tourbillonnant autour de l’affaire. Le dossier – vidéos, interrogatoires – a été revu par un expert indépendant. La question clé, a déclaré le procureur Graveley, était de savoir si le policier avait un soupçon raisonnable que lui-même ou quelqu’un d’autre était en danger au moment où les coups de feu ont été tirés.

Le 23 août, la police avait été appelée sur les lieux par une femme qui se plaignait que Jacob Blake, père de ses enfants, soit à la porte de son domicile. L’homme faisait à l’époque l’objet d’un mandat d’arrêt pour violation de domicile, agression sexuelle et comportement violent. Par la suite, M. Blake, 29 ans, a plaidé coupable sur ce dernier point tandis que les deux premiers chefs de poursuite ont été abandonnés. Il a été condamné dans la foulée à deux ans de prison avec sursis.

Il vous reste 47.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: