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Il est la tête d’affiche au troisième jour de la convention démocrate. L’ancien président américain Barack Obama devait prononcer, mercredi 19 août au soir, un sévère réquisitoire contre son successeur. « J’ai espéré, pour le bien de notre pays, que Donald Trump puisse montrer l’envie de prendre son rôle au sérieux, qu’il puisse ressentir le poids de la fonction », devait déclarer M. Obama, selon des extraits de son discours diffusés à l’avance. « Mais il ne l’a jamais fait. »
« Ce soir, je vous demande de croire en la capacité de Joe [Biden] et Kamala [Harris] de sortir notre pays de ces temps sombres et de le reconstruire meilleur », devait-t-il ajouter. « Parce que c’est ce qui est en jeu aujourd’hui : notre démocratie. »
Insistant sur le fait que ses fonctions passées l’avaient conduit à s’entretenir successivement dans le Bureau ovale avec les deux hommes aujourd’hui candidats à la présidentielle 2020, Barack Obama a ajouté : « Donald Trump n’a pas endossé sa fonction car il en est incapable ».
« Et les conséquences de cet échec sont graves : 170 000 Américains morts [du coronavirus], des millions d’emplois perdus, nos pires instincts libérés, notre glorieuse réputation autour du monde grandement ternie et nos institutions démocratiques menacées comme jamais. »
Deux jours plus tôt, c’est Michelle Obama qui a fait sensation. Dans une intervention de vingt minutes, parfois poignante, empreinte de « l’empathie » manquant cruellement, selon elle, à Donald Trump, l’ex-First Lady a appelé les Américains à voter pour le candidat démocrate Joe Biden « comme si leur vie en dépendait ».
Une convention censée monter en puissance
Barack Obama est le troisième ex-président à soutenir Joe Biden à la convention, après Bill Clinton et Jimmy Carter, toujours actif malgré ses 95 ans.
Au-delà de son discours, très attendu, la convention nationale démocrate accueillera aussi la sénatrice Kamala Harris, colistière de Joe Biden, qui portera les couleurs démocrates le 3 novembre.
La grand-messe démocrate, organisée cette année totalement en ligne en raison du Covid-19, est censée monter en puissance jusqu’au discours final jeudi de Joe Biden, 77 ans.
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