un Etat gangrené par la corruption

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Des manifestations qui dénoncent les inégalités et la corruption

994 manifestations entre le 17 octobre et le 16 novembre 2019

En 2016, 10 % des plus riches détiennent 57,1 % des revenus. A l’inverse, la moitié de la population ne détient que 10,7 % des revenus. 8 900 personnes représentent la moitié des richesses peronnelles du Liban. Les deux familles les plus riches, les Mikati et les Hariri, en détiennent à elles seules 15 %.

93 % des Libanais jugent leur gouvernement corrompu

Des coupures d’électricité dans tout le pays

Le réseau, vétuste et sous-dimensionné, est laissé à l’abandon en raison du clientélisme et de l’enrichissement personnel d’une classe dirigeante corrompue.

Un système politique confessionnel et clanique, cible de la constestation

A la fin de la guerre civile (1975-1990), les accords de Taëf (1989) pérennisent l’ancien système confessionnel, augmentent le nombre de députés au Parlement, qui doit respecter une parité exacte entre chrétiens et musulmans.

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Le président de la République et le chef des armées sont chrétiens maronites. Le premier ministre est musulman sunnite. Le président du Parlement est musulman chiite

Des « seigneurs de guerre restés » en politique

Des hommes d’affaires en politique

L’homme qui incarne l’« autre » pouvoir

Sources : E. Verdeil, G. Faour et M. Hamzé, Atlas of Lebanon, IFPO/CNRS Liban, 2019 ; F. Traboulsi, Social Classes and Political Power in Lebanon, Fondation Heinrich-Böll Middle East, 2014 ; World Inequality Database ; Transparency International ; Gallup World Poll ; Forbes ; AFP, Le Monde

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