Taïwan au cœur de graves tensions entre la Chine et les Etats-Unis

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Le secrétaire américain à la santé, Alex Azar, au mémorial de l’ancien président taïwanais Lee Teng-hui à Taipei, le 12 août.

Deux mois après l’adoption de la loi sur la sécurité nationale à Hongkong, Taïwan se sent de plus en plus menacée par la Chine et se retourne donc vers les Etats-Unis, provoquant de vives tensions avec Pékin. C’est le parfait cercle vicieux. Le mot « guerre » commence à faire son apparition des deux côtés du détroit qui sépare la Chine continentale de cette île que Pékin considère comme une « province inséparable ».

Jeudi 27 août, intervenant par vidéo à un colloque d’un centre de réflexion australien, la présidente Tsai Ing-wen, réélue en janvier, a expliqué qu’« après Hongkong Taïwan est de plus en plus aux avant-postes de la liberté et de la démocratie ». Elle estime que Taïwan doit renforcer sa défense parce que « nous savons que, dans la situation présente, la force peut être corrélée avec la dissuasion ». Taïpei et Washington viennent d’annoncer la création sur l’île d’un centre de maintenance des F-16 américains. Le seul en Asie orientale.

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Alors que les risques d’escalade militaire se multiplient, les Etats-Unis ont déclassifié, lundi 31 août, des documents précisant les « Six Assurances » accordées par le président Ronald Reagan à Taïwan en 1982. Pour ce dernier, « la volonté des Etats-Unis de réduire ses ventes d’armes à Taïwan est entièrement conditionnée à l’engagement continu de la Chine en faveur d’une solution pacifique des différences Taïwan-République populaire de Chine ». Explicitant ce document, David Stilwell, le plus haut responsable américain du département d’Etat pour l’Asie de l’Est, a précisé lundi : « Nous continuerons d’aider Taïwan à résister à la campagne du Parti communiste chinois pour faire pression sur elle, l’intimider et la marginaliser. »

« Diplomatie du masque »

Mardi 1er septembre, le quotidien chinois Global Times affirme, sur la base de données d’un centre de recherche chinois, le South China Sea Strategic Situation Probing Initiative (SCSPI), que, dimanche, un avion de reconnaissance militaire américain a « possiblement décollé » de Taïwan pour se rendre au Japon. Une information démentie par Taïwan. Ce journal, qui dépend du Parti communiste, « suggère » à Pékin de déclarer que l’espace aérien au-dessus de Taïwan est une « zone de patrouille » de l’armée chinoise qui pourra y effectuer des missions. Selon un rapport officiel du ministère de la défense de Taïwan, présenté le 31 août au Parlement, la Chine continentale n’a toutefois pas encore les moyens d’engager une guerre contre Taïwan.

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