Président Trump, an III : europhile malgré lui

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Le locataire de la Maison Blanche, qui déteste les institutions communautaires, se montre pourtant à sa manière un excellent commis voyageur du projet européen.

LE MONDE
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Donald Trump fustige le « protectionnisme » européen.

Aucun europhile n’a appelé à la rescousse Donald Trump à la veille des élections européennes. Le président des Etats-Unis, qui déteste les institutions communautaires, se montre pourtant à sa manière un excellent commis voyageur du projet européen. Invité à prendre la parole au congrès annuel de l’Association nationale des agents immobilier, vendredi 17 mai, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois dénoncé les mauvais traitements que le Léviathan d’outre-Atlantique ferait subir à la première puissance économique mondiale.

« L’Union européenne nous traite, je dirais, pire que la Chine », a gémi le président des Etats-Unis qui se contentait encore deux mois plus tôt à placer ces deux monstres sur un pied d’égalité. « Ils sont juste plus petits. Pouvez-vous le croire ? Ils ont des barrières commerciales. Ils ne veulent pas de nos produits agricoles, ils ne veulent pas de nos voitures. Ils n’en veulent pas, mais ils envoient des Mercedes Benz ici comme des biscuits », a encore grimacé Donald Trump. L’Europe protégerait donc, furieusement.

Le 22 mars, au cours de son entretien hebdomadaire à une chaîne du groupe Fox News, le président des Etats-Unis, qui ne supporte pas les berlines allemandes, avait dénoncé un racisme automobile européen. « Le problème est qu’une Chevrolet ne sera jamais acceptée en Europe comme la Mercedes est acceptée ici », avait-il sentencieusement assuré. On peut lui garantir que sa volonté de « rectifier le tir » à propos de l’efficacité énergétique des véhicules américains, afin qu’ils continuent de consommer allègrement et plus encore, ne va pas changer les esprits et les cœurs.

La puissance impériale européenne

Le président des Etats-Unis, qui donne parfois l’impression de ne pas distinguer le président du Conseil européen, Donald Tusk, de celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qualifie régulièrement ce dernier de « dur…

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